Marité de Vos K

15 avril 2014

Vivre c'est tout

-  J'en ai assez de ma vie, dit Marianne, je voudrais jouer autre chose.

- Allez-y, jouez autre chose.

- Mais comment ? Vous m'avez mise dans une drôle d'histoire, moi je n'ai rien demandé.

- Je ne force personne, si vous êtes venue c'est que vous aviez une place à prendre.

- Vous avez bien pu m'écrire, vous devriez pouvoir continuer.

- Maintenant que vous existez, je ne peux rien faire, c'est à vous de bouger.

- Pour aller où?

- A vous de voir.

- En fait, j'aimerais bien la vie de Louka, être commissaire de police, aller chez les gens, les interroger...

- Là, c'est difficile, Louka ne serait pas forcément d'accord.

- Bien sûr. Et une autre histoire alors, vous pourriez, non ?

- Moi non, mais vous oui, L'Appartement, ça sert à ça, c'est la vie libre ici, chacun fabrique ce qu'il veut.

- Ah bon, alors, euh, si je veux être boulangère, je n'ai qu'à ouvrir ma boutique ?

- Oui.

- Si je veux rencontrer quelqu'un, je n'ai qu'à l'inventer ?

- Oui, tout le monde fait ça.

- Mais je ne veux pas d'un ami imaginaire, j'en veux un vrai !

- Ayez-en un vrai, vous n'avez qu'à quitter l'imaginaire pour le réel, c'est tout.

- C'est vraiment tout ?

- Oui. Mais, je vous préviens, le sage dit Prends garde à ce que tu désires, tu risques de l'obtenir.

- C'est ça qu'il faut changer, enlevez-moi cette prudence et cette inquiétude dont vous m'avez chargée, donnez-moi de l'insouciance, de la légéreté, de l'inconséquence.

-  Allez donc demander à Dracula.

- Il est en vacances, dit Braise, dans sa famille à Mountain View. 

 

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La Californie, dit Le Personnage Inconnu, ce n'est pas si superficiel qu'on le dit

- Vous êtes sûre, dit Marianne, qu'il a de l'insouciance à revendre ?

- Vous voyez bien qu'il ne s'en sert pas, dit Braise.

- Alors, dit Marianne, moi aussi j'en ai !

- C'est ce que je vous dis depuis le début, réponds-je, et là-dessus, je dis, je vais boire un thé.

- Bonne idée, dit Braise, vous en avez aux châtaignes ?

 

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13 avril 2014

Démo graphies

- C'est dimanche.

- Ben oui.

- Hier, c'était samedi.

- Ben oui.

- Demain, ça sera lundi.

- C'est sûr.

- T'en as pas marre de la routine ?

- Ben, c'est le nom des jours, c'est le temps, on n'y peut rien.

- Voilà, voilà, c'est ça, on n'y peut rien, c'est comme ça, et toi t'en as pas marre, t'en a jamais marre alors.

- Mais t'es tordu mon pauvre, ça va pas dans ta tête, gogol, bouffon, raclure d'évier, pauv' tache, espèce de lundi !

- Ah non, pas lundi, merde, non, pas ça, pas lundi.

Mais qui sont ces deux-là ? 

- Vous êtes qui vous ?

- Parait qu'y a un truc en route, parait qu'y a des rôles, paraît qu'y a des vies à attraper.

- Mais vous êtes qui ?

- Justement, on est personne, on a besoin de mots, on a besoin de situations, on a besoin de vie.

- Eh ben ça y est, vous en avez.

- Ah ouais, ah ouais dis-donc, c'est super! Comment j'm'appelle ?

- T'as l'air d'un gars, disons D'Jack, tu t'appelles D'Jack.

- Et moi et moi, comment j'm'appelle ?

- Toi, tu n'as l'air de rien, fille, garçon, je ne sais pas, qu'est-ce que tu préfères ?

- Ben, chais pas, une fille ?

- Alors, disons Rose, tu parles deux trois langues, à toi de les choisir, tu es pas mal, mais tu pourrais être canon, et puis... et puis...

- Suffit, suffit, merci, pour le reste, je m'débrouillerai.

Dans les périodes où je tourne autour du travail, j'ai toutes les portes ouvertes, alors ça défile, mais comment faire autrement ?

- Ah tiens, bonjour Marianne.

- Bonjour Marité, j'ai besoin de vous parler.

  

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11 avril 2014

Le bruit du fouet: kshhhh !

- Eh ! Oh !

- Eh ! Oh ! Eh ! La Taulière ! Eh ! Oh !

-Quoi ? Hein ? Qu'est-ce qui se passe ?

- Eh ben ma poule, on s'réveille ?

- J'dormais pas, baille Myrtille Souche, c'est pas une raison pour gueuler !

Troudup s'en fiche, il continue à appeler La Taulière, moi en quelque sorte, ce moi qui lui procure assez d'existence pour vivre, aller boire un coup au Petit Renard, balader Léon, dormir et rêver.

Depuis une semaine qu'il me cherche, je ne répondais pas à ses appels, je ne voulais rien en savoir, et puis, aujourd'hui, je réponds, je ne sais pas plus pourquoi.

- Oui, Troudup, what's up ?

- Ah ben merde alors, a s'tire à Pétaouchnock et quand a r'vient, a cause pus français ?

- Qu'est-ce qui vous arrive Troudup ? La mauvaise humeur, ce n'est pas dans vos habitudes.

- D'abord et d'une, l'humeur, c'est vous qui me l'avez collée au citron, et de deux, j'suis en panne ! Merdalors c'est jamais arrivé ! J'suis en panne, j' sais même pas c'que ça veut dire, ni d'où ça vient, ni quoi ni kaisse !

Il semble que Troudup subisse les effets de ma lente remontée du tréfonds d'où j'émerge.

- Mais kaisse kal dit celle-ci, on y entrave que dalle, d'où qu'elle émerge et son tréfonds, mais oukilest !?

- Pfff. Ce n'est pas si facile, enfin, si c'est très facile, ou alors non, c'est difficile. 

- Et bien voyons, dit Troudup, si j'en faisais autant ? Si je me permettais des libertés, si je me mettais, moi aussi, à parler d'autres langues que la mienne, dans des styles non appropriés à mon personnage, qu'en penseriez-vous ma chère ?

- Heula Troudup, ça va pas ? 

- Exaquête, hurle-t-il, faut se mettre à la page, et fissa, qu'il dit, parce que moi, j'ai des trucs à vivre et mes trucs, i'm'restent en travers !

Bref, ce n'est pas l'angoisse de la page blanche, écrire ça va tout seul, on laisse aller les doigts sur le clavier, le crayon sur la feuille, l'imagination dans la tête mais, mais, quand l'imagination prend la place du clavier, que le crayon cherche l'écran et que les doigts fouinent dans la tête, ça va moins bien.

- J'étais un peu en désordre mon cher Troudup, je me laissais aller à traîner le néant, comme on traîne la rue, mais grâce à votre intervention salutaire, c'est fini.

Pas question de vous empêcher de vivre, vous et Les Gens de L'Appartement, dès tout de suite je me mets à l'oeuvre sans plus d'état d'âme.

 

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03 avril 2014

Casting

- Donc, dit Braise, il y aurait un casting en cours ?

- Oui, je réponds, un casting de caractères.

- No problème.

Je suis dans ces questions du début qu'il faut éliminer pour avancer. je ne vais pas aller par là, mes personnages sont définitifs, seuls leurs caractères peuvent bouger, pas eux.

- Que tu crois ma poule, et pourquoi tu changerais pas, hein ? Tout le monde change, même toi, même moi,

- Mais c'est qui, toi ? je demande.

- Moi ? Ben c'est toi, toi et moi on est un dans un seul caractère tu vois,

- Sans compter les autres, ajoute un moi de passage, un moi volatil, né de l'instant dans ce petit passage entre le sentiment d'un trouble et la question qui fuse.

- Ça suffit je dis, ça suffit, je prendrai ce qui viendra,

- Epicétou, dit Troudup, foutez-y lui la paix à La Patronne, voyez pas qu'elle doit bosser ? 

 

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01 avril 2014

Je ne suis plus comédienne je suis commissaire de police

- L'Orient Express, il passait dans le golfe persique, dit Le Personnage Sans Nom, accoudé au comptoir chez Nono.

Nono s'en fiche du golfe persique, il lui dit ça,

- J'm'en fiche pas mal du golfe persique.

- T'as tort dit Troudup, le persique c'est bon dans les carottes râpées.

Moi, j'avais dit que j'y serais et bien j'y suis. Au moment de remettre l'ouvrage sur le métier, au moment juste où je suis quasiment presque prête à reprendre L'Apocatastase, voilà donc pas que je réalise que mes personnages ne sont plus dedans ?

Ils sont partis faire un tour, j'avais laissé ouverte la porte du manuscrit, ils se sont tous précipités dans L'Appartement et je dois battre le rappel.

Troudup, Fabiola, melle de Lhéry, Nono, Laprune, Chauze, Espérandieu, Phouettard, Louka, et tous les autres encore, et Bondiou, et Misère, jusqu'au substitut du procureur que je dois aller chercher.

Certains ont changé de noms, certains ont changé de vies, et tous, tous, ils ont continué à vivre et sont devenus plus costauds que moi.

Allez, Ho ! Ho ! Holà, tous, retour à la maison, c'est La Taulière qui vous le dit, Marité de Vos K est de retour.

Et bien sûr ils reviennent, pour reprendre le cours de leurs vies, là où elle est née, mais moi, j'ai un fichu trac.

D'ailleurs, d'où est-ce que je sors cette expression de scribouilleuse ? (et scribouilleuse, d'où je prends ça ?) Fichu trac, pourquoi pas mince de trouille ?

Ils reviennent dans l'instant où je les appelle et moi, je traîne les pieds sous prétexte que j'ai vaguement la nausée, le vertige, oui, le trac, avant de m'envoler.

Attachez vos ceintures, éteignez vos portables, les issues de secours sont situées à droite et à gauche de mon cerveau reptilien, elles donnent toutes sur L'Appartement, et sur le vide nourrissant de l'espace libre. A tout moment vous pourrez vous y réfugier (tu parles, comme si j'allais les laisser faire).

Et hop, ça y est, le tapis volant vient de décoller...

 

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28 mars 2014

The damned Cabane

Drame à Batbourg, le maire a appelé les secours, la presse est sur place: 

Des nains de jardin écrasés par une tondeuse emballée.

Nos équipes sont sur les dents pour vérifier toutes ces informations.

Dernière minute   un des nains serait sorti du coma, ils ne sont pas morts !

Dernière seconde le nain a parlé.

1. Il ne serait pas de jardin. 

2. Il ne serait pas nain.

3. Il serait un humain normal compacté par une tondeuse folle.

Le juge d'instruction demande la reconstitution des faits.

(- Léty pas con çuici, dit Troudup, ed' vouloir en r'faire encore, des nains !)

Le nain avance à petits pas vers la cabane de jardin, il sort une petite clef de sa petite poche, il l'introduit dans la serrure du cadenas, la clef est happée, impossible de la sortir.

Un serrurier défonce la porte, le nain trépigne, le juge ordonne de pénétrer in the susdite cabane exactement comme dans son témoignage. 

Le nain avance, son courage force l'admiration, il est entré, le juge le suit, mais depuis, aucune réponse aux appels

: Que se passe-t-il à Batbourg ? 

Le substitut suit le juge qui a suivi le nain in the damned cabane. Caramba ! le substitut ne répond plus !

Tous les journalistes présents s'engagent alors dans le quadrilatère maudit, il devrait être plein depuis longtemps, déjà soixante-deux personnes ont pénétré dans the damned Cabane !

: Que se passe-t-il à Batbourg ?

L'info passera, rien ne nous empêchera, le correcteur et moi-même, de faire notre devoir, nous partons avec la webcam, tout le Net saura tout. 

Nous voici sur les lieux du mystère, rien n'alerte la conscience, nous voyons des pelouses tondues, des massifs de fleurs rouges, des tulipes jaunes, des caravanes, des cabanes de jardins coquettement éparpillées près de petites maisons proprettes et bien entretenues.

Voici The Cabane, 

- J'aperçois un indigène, il porte une grosse chaussette bleue sur la tête, ah non, c'est un bob mou, bleu, bon.

- Monsieur ?! Madame ? S'il vous plaît ! Il s'enfuit à notre approche, mon correcteur le suit.

- Eh! Richard ! Reviens ! Reviens !  Le public a le droit de savoir ! Tant pire, j'y en veux pas, j'peux même vouzy dire que j'le comprends, faut assurer l'avenir du futur. Escusez l'espression un peu relâchée que j'vous entretiens, mais sans correcteur, j'arrive pu à faire dans la prose correk. Comme je disais taleure faut y aller alors j'y va.

: Que se passe-t-il à Batbourg?

- Ah! Putain d'bonguieu de bon guieu de putain ! Je crois pas asse que mes yeux i voillent, y sont tous dev'nus nains ! Putain de putain de putain de pute borgne, faut que j'me barre de là avant qu'd'ête rétréci itou ! Vain dieu, j'arrive pu à pousser la porte, j'ai beau pousser et pousser, j'peux pu l'ouvrir! J'su fermé eud'dans!

- Putréfaction, y sont tous redev'nus normaux, y sont tous grands comme moi à présent! Euh non ! c'est moi que j'sus p'tit! Putain ed'merde ! Envoyez du s'cours vous zôtt kêtes déhors, ou au moins, envoyez-y nous eul'correcteur pour qu'on pusse vous causer normal !

: Que se passe-t-il à Batbourg?

- Franchement, dit Louka, vous croyez vraiment que ça justifie l'envoi de la Brigade des Affaires Bizarres ?

- Fais pas ta sucrée, dit Troudup, c'est l'Apocatastase des Cons qui recommence, La Taulière s'est remise au boulot, alors vazy ma Poule, tout le monde sur le pont, y a du taf.

- Chouette, que j'dis à mon tour, les affaires reprennent.

 

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24 mars 2014

Ski zoo ? Freine !!

- Moi moi moi moi moi

- Qui moi ? je demande.

- Elle, que j'réponds.

- Elle ? Tu veux dire moi ?

- Ben oui, qui d'autre ?

- Je ne sais pas, les autres moi, je pensais.

- La Taulière ? La Patronne ? Marité de Vos K ? K ? Qui ?

- K qui ? 

Et ça tourne en rond entre moi, moi, moi et moi, et bien sûr je finis par me répondre, ah, c'est donc de moi qu'il s'agit.

Suis-je quelqu'une des Gens de l'Appartement, et dans ce cas, qui est mon personnage, où en suis-je et depuis lequel de mes moi devrais-je penser et parler ? Et lequel pourrait me représenter, et quand je dis me, je ne pèse rien, qui sont-ils les je, moi, elle, lui, on?

Remarquons que je ne mets pas de s à moi, même au pluriel, comme si moi était invariable.

- Ah ! Ah ! Ah ! je dis, elle est bien bonne,  moi invariable, moi adverbiaux, moi noms (non ?!) propres, Moi prépositif, moi conjonctif, moi interjectif ! Moi if (moisi), et quoi encore ? 

Et encore, je, moi, elle, lui, on, sont tous des mots masculins, un je, un moi, un elle...

Que faire avec cette grammaire ? Que faire de cette grammaire ? Des dessins ? Des desseins ? Que dire de l'orthographe ?

Bref, nous nous interrogeons, nous autres les représentations possibles (et impossibles) de la Marité de Vos K, la Marité XXX, la X Machine,  la lambda unetelle qui prétend écrire ici, vivre dans L'Appartement et qui pirate jour après jour les avatars de ses personnages pour matérialiser ses personnalités.

Ici, j'aimerais écrire un soupir contenant l'incertitude, la lassitude, le questionnement, la recherche de la vérité et toute la blasitude de qui écrit pour...

Oh ben, oh ça alors, ne serais-je point en pleine crise de métaphysico-littératuro-structuro-oh-oh-oh ? Et cette ponctuation rigide et limitée     mince    qu'en faire    que faire

Damned point d'exclamation ich bin démasqued virgule ich müsse absolutely me remettre à l'ouvrage sur oune ambitiouze project um zu sortir from this impasse.

Et toc point d'exclamation et vlan idem et voilà point

 

 

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23 mars 2014

Votez Dracula !

- Nous voulons être représentés, dit Léon. Votez Dracula !

- Je suis étonnée, réponds-je, je n'imaginais pas que Ceux de l'Appartement aient nécessité d'une représentation, quelle qu'elle soit. 

- Nous en avons assez, reprend Léon, d'être traités comme un chien.

Je regarde Léon avec un oeil d'expert, et puis avec les deux parce qu'un seul ne suffit pas, malgré tout je ne comprends pas.

- Mais, Léon, vous êtes un chien.

- Est-ce une raison ? Quand on me mord, ne souffre-je point ? Quand on m'insulte, ne me sens-je pas insulté ? Quand on me frappe, n'ai-je point mal ?

- Oh Léon ! Oh Léon ! Oh Léon ! Troudup marmonne en dormant. 

- Je me disais bien qu'il y avait quelque chose, dit Braise, j'ai remarqué sa concentration à la lecture du Marchand de Venise, je n'aurais pas cru qu'il s'identifie à Shylock, c'est la magie du spectacle vivant. C'est beau.

- Pourquoi Dracula ?

- Parce que c'est le meilleur représentant possible, il est humain et non humain, vivant et mort, il peut comprendre tout le monde, les Gens et les Autres.

- Seulement, dit Dracula, je ne suis pas prêt à représenter qui que ce soit, même un chien.

- Peu importe répond Léon, je te ferai roi !

- Shakespeare, dit Braise, ça a des effets secondaires.

- Heu là! heu là ! Kessila c'te Léon ! Vl'à qu'tu m'empêches ed'dormir à c't'heure ? T'as l'wiskhy mauvais, t'en auras pu!

Troudup se rendort apaisé, Léon était donc rond comme une queue de pelle et saoul comme un cochon. Pris sur le fait il se retire en lançant encore une réplique assassine

- Wouah Wouah Wouah !

que Braise traduit par: - Bon appétit messieurs !

- Quand même, dit-elle, il a des qualités ce chien.

 

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10 mars 2014

Sagesses de l'Appartement

Troudup suivait Léon qui errait sans penser rien.

Il sont entrés dans l'Usine, ils ont tourné à droite dans le hall d'entrée, ils sont passés par la Salle des Pendus où sont encore accrochés au plafond les bleus des ouvriers qui sont passés par là, et c'est comme ça qu'ils sont arrivés dans le brain-storming desk où le staff de Transmen Génétiks est en pleine action.

- On ne peut pas dire qu'une chose n'existe pas tant qu'on ne l'a pas vue, dit Robert Dieu.

- Sans foi sur le métier remettez votre ouvrage, répond Fabienne Berman.

- J'y ai trouvé mon conte, dit Paulette Dolstein.

- Oh Eh! Arrêtez avec ça, ou alors tant qu'on niais, moi je suis ingénieur du fion !

Ils sont saisis par le talent naturel de Troudup, sauf Paulette Dolstein qui en a vu et entendu bien d'autres.

Troudup s'endort souvent sur son divan, chez elle il parle en dormant alors que sur la table d'examen du docteur Tayeurt, il s'endort en parlant. Un jour, il l'a appelée Paulette Holstein, stade oral a pensé Paulette, il rêve un sein généreux.

- Ingénieur du fion... ça laisse Ragazzi songeur, ça pourrait vendre, dit-il,

- des apéritifs suppositoires ? propose Fabienne Berman,

- Pourquoi pas, répond Robert Dieu, aujourd'hui les trous du cul sont des vedettes.

Paulette Dolstein ne dit rien, elle note, montrer ce qu'il y a derrière, qui nous pousse et qui nous suit. Oui, se dit-elle, c'est le retour du refoulant, le retour du Grand Ça-Qui-Pousse 

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Vil Brequin, alias Le Ça-Qui-Pousse 

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20 février 2014

Que t'chi

Dans l'Appartement, les Jeux ne font pas recette. Pour Dracula la neige est un paysage, Braise la fait fondre, Troudup la trouve glissante, Batbourg s'en fiche.

Qui pourrait s'y plaire ? Même Léon n'est pas snow-friendly.

De toute façon, Batbourg est en juin, au rythme de l'enquête de Louise Kowski présentement plantée devant les tableaux d'indices, un par jour, dressés par les Fred.

Il est tard, Louka est fatiguée mais elle aime cet état d'abandon, souvent c'est le moment où l'idée vient, où se nouent les éléments épars, mais ce soir, rien, il fait chaud, l'odeur d'herbe coupée, amère et sucrée, l'écoeure vaguement.

Des pas, c'est Chauze, le légiste, qui pose sa mallette sur une table d'écolier.

Il vient au rapport, avalanche d'autopsies dans la journée, il doit être aussi crevé que moi, pense Louka.

- Je compte que vous aimiez le foie gras, le pain au cumin et le Château Yquem ?

Louka hésite, est-ce qu'il plaisante ? Non, non, c'est bien une bouteille d'Yquem qu'il sort de sa mallette. 

- Sortons, dit-elle, la lune éclaire assez.

- Vous êtes sûre ? (C'est que dehors, c'est le pré de l'école, la première scène de crime)

- Mais oui, passez-moi donc les verres, ouvrez cette merveille et commençons.

Alors, Sotchi, franchement...

 

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