Marité de Vos K

28 juin 2015

Où t'es quand t'es pas là ?

- Pourquoi t'écris plus ? qu'il dit Troudup.

- Chais pas, je réponds.

- On n'existe pas sans toi, faut qu'tu t'bouges ma poule.

- Ben oui, je sais bien, mais j'écris pas.

- Tu t'rends compte qu'on est tous morts si tu fais rien ?

- Oui, je me rends compte. Qu'est-ce que j'peux faire ? Avant, ça s'écrivait tout seul, vous veniez vivre ici, pourquoi vous ne continuez pas ?

- Chais pas qu'i dit Troudup, c'est vrai, chais pas.

Je soupire, je me plains, oh la pauvre ! Je fais tourner mes épaules pour étirer mon dos, je me redresse, je me tiens droite, j'entends derrière moi la télé qui ferme la route au vide, je tourne la tête à droite, à gauche, comme pour faire craquer mes vertèbres mais jamais jamais je ne ferais une chose pareille, mes vertèbres ne sont pas incassables, je fais tout ce que je sais pour faire autre chose, garder les yeux baissés sur le clavier, regarder nulle part ailleurs, ni dehors ni dedans, rien d'autre que mes mains doigtées qui tapent, et finalement, je lève la tête, sur l'écran de Nordine le Grand, la Ligne tortille, s'ébroue, s'enroule et se déploie, des mots s'écrivent, je suis devant le miroir magique, c'est moi qu'ils dessinent. 

C'est moi là-dessus, c'est moi là, dedans, je vois qui je suis, je sais où je suis. Vous en faites pas Les Gens, pas fini d'en finir.

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07 avril 2015

L'Enflé

- Caisskidi l'Enflé ?

- Arghhh, il dit Argh dit Astrid qui traduit pour Troudup.

- Blurgh, borghhh, aschplaahh

- Si j'avais su que j'étais allergique au blarve, je n'y serais jamais allé, il a dit l'Enflé re traduit Astrid.

Les vacances, dit le docteur Tayeurt, on ne sait jamais ce qu'on va y trouver.

- Alors que la terre, dit Dracula, la terre natale, un peu humide, odorante et sombre, mmmhh.

- Absolument dit Braise qui ne bronze jamais.

- Qui aurait cru qu'il existait du blarve allergène? dit Fabienne, hein, comment est-ce qu'on aurait pu savoir une chose pareille ?

- Où ça, je demande ? Hein, où ça ? Vous étiez où pendant tout ce temps, j'ai fini par m'inquiéter.

- Fini ? Vous avez sans aucun doute commencé par croire qu'on ne reviendrait jamais dit Dolstein en enlevant ses lunettes, ses lunettes étranges.

- Dans la lune ? je demande, sur Saturne ? Mars ? A Carrhaix-dans-l'Oigne ? Personne ne répond ?

- Arghhh, arghhh,

sauf l'Enflé mais je ne comprends rien à ce qu'il dit.

D'ailleurs, je ne le reconnais pas, il est difforme, l'allergie sans doute, on pourrait l'appeler l'Oedème ce type, mais, 

- Dites-donc, dit Robert Dieu après avoir lui aussi enlevé ses lunettes, ses lunettes bizarres, d'où il sort celui-là ? C'est un clandestin ? On dirait un autochtone.

- AH! AH! AH! s'exclament Les Gens de l'Appartement, on l'a ramené de Là-Bas !!

- Mais d'où ? Mais d'où ! je voudrais bien que quelqu'un me réponde, on dirait que je ne suis plus La Taulière

- T'inquiètes ma Poule, dit Troudup, rappelle-toi, c'est toi qui nous écrit, juste là maintenant, regarde le clavier, ce sont tes doigts qui tapent.

- Exact. Alors, vous venez d'où ?

- Nous revenons d'une courte excursion, dit Paulette Dolstein...

- Courte ?!!! vous êtes partis depuis plus de deux mois!

- Courte excursion, poursuit Paulette, dans une autre dimension.

Dans cette dimension, dont je ne sais pas ce qu'elle est ni où elle est, tous Les Gens de l'Appartement sont partis le temps d'un éclair qui a duré deux mois pour moi. Pour moi dont ils sont les mois innombrables.

- Oh ben, dit Troudup, j'le r'connais l'Enflé, c'est l'serveur du bar de la Cinquième !

- La Cinquième avenue ? Vous étiez à New York ?

- La Cinquième Dimension dit Dosltein

- Wouaouh ! Ils m'épatent Les Gens, je ne sais même pas ce que c'est la Cinquième Dimension.

Personne ne sait dit la Rumeur, c'est pour ça qu'on y est allé voir, mais il va falloir trouver une solution pour l'Enflé.

- On peut pas l'garder dans c't'état dit Troudup, i tiendra jamais l'coup.

- Bon, je dis, ça c'est mon affaire, et hop, je le renvoie d'une virgule dans son monde, retour à la Cinquième.

Bienvenue à la maison je leur dis, vous m'avez manqué les gars.

 

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02 février 2015

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- Y avait quoi la semaine dernière ? demande Frida en cuisine.

- Pour quoi tu demandes la semaine dernière, c'est le plat du jour qui compte, hachis parmentier.

- Oui, mais j'aime bien ce qu'il y a avant.

- Boeuf gros sel.

- Et quoi encore ?

- Daube provençale, spätzele

- Oh et puis ?

- Steak tartare frites maison, frisée aux lardons, poireaux vinaigrette, harengs pommes à l'huile, tarte aux pommes, flan à la parisienne, pieds paquets, tripes au cumin, Frédéric se prend au jeu, il enfilerait bien toute la liste de ses désirs pour Frida qui ferme les yeux en l'écoutant.

- Et la semaine prochaine, tu feras quoi ?

- Croquettes de chou fleur, rizotto, kapuchniak, endives au jambon, zrazès, pieds d'agneau au curry, foie de volailles aux oignons, tarte tatin, gâteau formidable.

- Mmmmh, dit Frida, je vais dire à Yvan de venir, ça va lui plaire...

- Peut-être c'est toi qui va lui plaire, dit Frédéric.

- Oh, dit-elle avec le sourire à la Frida juste pour Frédéric et cet andouille ne voit rien,

- Ah oui, bonne idée, qu'il dit le Frédéric, andouille à l'échalotte au vin blanc et à la crème

- Oh, qu'elle dit Frida, tu sais bien qu'Yvan est pris ailleurs...

 

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21 janvier 2015

Soldes

- A rien, qu'il dit le Troudup.

J'ai la flemme aujourd'hui, pas envie de dire à quoi ni à qui il répond, allez on brade, chacun choisit la question, le poseur de question et même l'auteur tiens.

- Tout pour rien, alors, dit Troudup.

- Au contraire, tout pour tout, je réponds, quand on a le choix on a tout.

- Tu parles d'une arnaque, on s'fait toujours avoir à ce jeu-là, on choisit rien.

- Je suis d'accord dit Braise, on est choisi on ne choisit pas.

- Si on est choisi c'est que quelqu'un a eu le choix, non ? Je suis contente de moi, j'ai bien planté mon clou.

- Oh, dit Dracula, si on ne vous connaissait pas, on pourrait croire que vous pensez vraiment que nous avons le choix parce que nous choisissons...

Bleah ! J'étais partie pour un jour de rien, une réplique à la Troudup et ça faisait l'article, mais non, ils montent tous au filet pour m'obliger à les écrire vivants, et pour ça ils doivent avoir leur propre pensée, pfff, mais à quoi pensent-ils ?

- A rien, qu'il dit le Troudup.

 

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20 janvier 2015

Poils aux seins !

- Ils sont où les autres ? Marianne s'étonne de se poser cette question pour la première fois.

Et moi je m'étonne comme elle, où sont tous ceux qui ne viennent pas ici ? Tous les gens de l'Appartement sont dans l'Appartement, mais ils ne viennent pas tous le dire dans le blog. Pourquoi ?

- Vous êtes sûre qu'il y en a d'autres ?

J'allais répondre oui bien sûr bien sûr que je suis sûre et puis, non, je ne suis sûre de rien. Et si c'était les quelques mêmes qui jouaient tous les rôles ? Si j'avais cru inventer des gens qui ne viendraient que de la réalité ? Mon père en Troudup, en Souche, en Chauze, en Espérandieu, en Caliban... mélangé à mes frères, mes voisins, le boucher du marché, tels et tels aperçus au théâtre, dans la rue, et les femmes pareils, des mélanges à la Frankenstein de telles et telles, et moi partout dedans, hommes, femmes et même Léon ?

- Beurk, je dis, et puis, oui je suis sûre, sûre, tous les habitants des manuscrits existent et ça c'est sûr.

- Alors pourquoi ne les voit-on jamais ?

- Ils sont mieux dans leur bulle, ils n'ont rien à dire qu'ils n'aient déjà dit, ils n'ont pas trouvé le chemin ou le moyen de sortir dans le monde du réel, pas envie, pas besoin... Des raison de ne pas être là il y en a bien plus que de raisons d'y être.

Je ne demande pas pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien, je demande pourquoi nous semblons croire qu'il y a quelque chose alors qu'il n'y a rien.

- Poils aux seins ! dit Troudup, fort opportunément ma foi.

 

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19 janvier 2015

Lapeur de l'amor

- Elle est déglinguée la Taulière, dit Troudup.

- Pourquoi tu dis ça ? dit Frédéric, elle est toujours comme ça, non ?

- Exaquette, mais jusqu'ici ça déteint pas sur les titres.

- Quoi ? Frédéric lève la tête et oui, juste au-dessus de sa tête il y a un truc écrit en gros,

- Ah ! C'est le titre, ça ?

- Ouais.

- Lapeur de l'amor, c'est un suce mamour ?

- Sais pas, dit Troudup, c'est ça la déglingue, tu te mets à écrire n'importe quoi, ça fait artiste.

- Toi tu risques pas.

- Nan.

- La peur de la mort, dit Fabienne, c'est pas compliqué, la peur de la mort, comme tout le monde.

- C'est l'effet salaire dit Troudup.

- What ? dit Frédéric qui en perd son latin, 

- Les fesses à l'air, dit Troudup, ouf, elle va mieux.

- Zéro partout dit Dracula 

- C'est l'A-peur de l'A-mort, dit Braise.

- Ben on est bien, dit Troudup, caisse ke ça veut dire ?

- Rien, ça veut rien, je dis, faute de frappe 

- C'est ça dit Troudup, faute de frappe tapez-vous des embrouilles. 

- Faut qu'ça cesse dit Louka, on va se fader la police des syntaxes, garde à nu et tout le toutim.

- Saint Taxe merdalors, dit Troudup, manquerait plus qu'on paye pour ça.

Et voilà ce qui arrive les jours de rien, jeux de mots jeux de Zozo.

- Sang sûr, dit Paulette Dolstein, le bout d'un coagule.

- Cette fois ça suffit, dit Droopy, on ferme.

Faim, feint, fin

 

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18 janvier 2015

Ni Bic ni Tric

- Wouahhhahhaaahh ! 

Trouble des âmes, saisissement des corps, ce hurlement, d'où sort-il ?

- C'est moi ! C'est muah ! C'est moua ! Meuwoi ! MOIMOIMOI !

-Oh putain, il est revenu, dit Albert Z.

- Ah quand même dit Paulette Dolstein en cliquant sur le dossier adéquat pour en sortir le fichier du hurleur. Elle ne dit rien ensuite pour que le hurleur se tourne vers elle et dans l'attente qu'il lui parle,

- C'est moi qui suis là, je suis, je suis, je suis revenu dantrelaid, d'entre les... d'entre les quoi ? 

Dolstein lui désigne le fauteuil, car celui-là ne doit pas s'allonger,

- Qu'est-ce que je fais là ? C'est quoi ici ? Je suis qui ?

- Nous allons entreprendre la (dé)marche qui mènera (peut-être) à des réponses, dit Dolstein.

Léon s'assoit à ses pieds, interloqué par l'aspect du personnage qui vient d'entrer bruyamment dans L'Appartement. C'est un homme, ah non, une femme, ah non, c'est l'un ou l'autre, c'est jeune, ah non, ah oui mais non... Léon ne sait plus, il ferme les yeux et sort son odorat, ça sent le moisi, humidité, ça sent le renfermé, poussière sèche, mais dans ces odeurs il y en a une autre qui domine bien qu'en retrait, ça sent la vie.

Seul Léon peut sentir avec son nez ce que Dolstein sait déjà mais qu'elle devra retrouver par la voix de la personne qui est là. Elle attend, il parle,

- J'ai déjà vécu ça, je va je viens, je suis là je ne suis pas là, je suis flou je palpite, faut qu'ça sorte ! 

- Tricuspide le Refoulé, premier du nom, dit Dracula, signalé en Transylvanie dès le 1er siècle après Vlad le Coquin, cité aux 3ème, 5ème, 7ème siècles. Il apparaît ensuite  sporadiquement dans des événements locaux.

Loco, note Dolstein.

Me voici étiquetée par Les Gens de l'Appartement, je les nomme ils me nomment, c'est la Loi: Tricuspide j'étais Tricuspide je ne suis plus. 

Depuis que je suis biscuspide je sais que j'ai trahi les miens, le peuple des Tri auquel j'appartiens pour toujours, ni vraiment Bic ni vraiment Tric, j'erre depuis l'Opération entre les mondes, floue je suis, floue je vis dans le rythme moi aussi des allers retours du Refoulé.

- Toc toc - toc toc - Toctoctoctoc - Toc toc - Toc toc... dit mon coeur apatride.

Et moi je lui réponds et à tous en même temps,

- Je ne veux pas choisir mon camp.

Mon quand, note Dolstein. 

 

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17 janvier 2015

Grosse Lapine: 0 Petit Renard: 1

- Bordel oui, putes non ! Nono s'entête, il veut jouer au poker dans un bordel maismaismais, pas question d'embaucher des sextoys géants, ni homme ni femme à l'étalage, pas d'argent à La Grosse lapine. 

- Ben, on va jouer au poker sans fric ? On va boire sans payer ? demandent Michto et J-P, ses alcoolytes intermittents.

- Pffff !!...

C'est tout ce que Nono trouve à dire, c'est compliqué de monter une affaire aujourd'hui, comment faire pour que tout soit gratuit ?

- T'as qu'à pirater une maison de retraite dans la Creuse ou en Lozère, dit Michto, et tu mets ton tripot-clando dedans.

Fabienne Berman prend note, c'est innovant et très faisable, une structure conventionnée, un endroit discret, outre que cela protège le concept, c'est dans ces endroits que les services publics sont les plus défaillants et là aussi que les populations ont le plus besoin d'animations culturelles.

Nono soupire encore, il va partir quelques semaines en Indochine, histoire de laisser tout ça retomber, et pour commencer, il va au Petit Renard.

- Bonjour Nono, c'est pour déjeuner ? la chaude voix de Frida est un baume.

- Vous servez encore ?

- Pour souper alors ?

Il va dire non puis... ça sent très très bon, purée maison, daube oubliée sur feu doux, et ça, ça c'est quoi ?

- C'est quoi cette odeur, là... c'est...

- La Tatin de Frédéric, mais commencez par le début, le grand rétro: maquereaux fumé, poireau vinaigrette, oeuf dur mayo, pieds poulette, etc. etc.

- Ahhhh ! pensent les estomacs présent, et Nono oublie tout pendant que Frida lance en la cuisine:

- Et hop, Frédo, un complet pour le Nono ! 

 

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15 janvier 2015

Chorale

Message de La Taulière, transmis par les voies subliminales, par les Voies Obscures mai saussi en clair, sans codage sur des ondes voluptueuses:

Il y a la vie, il n'y a que LA VIE

 

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14 janvier 2015

Redistribution

- ...né séra plou malado et révénério et s'appélério Frida

- Ta gueule Gabriel, tu vois pas qu't'embêtes la dame ? dit Troudup au gars un peu lourd qui colle à Louka.

- Frida ? Frida ! Louka est sidérée, Frida !?

- Et bien oui, dit Frida, c'est moi.

- Mais... mais...

Louka a des raisons de bégayer, la dernière fois qu'elle a parlé à Frida, c'était au téléphone à la fin de L'Apocatastase des Cons, puis une infirmière du centre de soins palliatifs lui a dit Frida n'est plus avec nous. 

- Mais comment ? Mais qu'est-ce qui...

- Je viens de le dire, gazouille Gabriel agacé, né sérrra plou malado s'appélérrrio Frrrida, ça va mieux avec l'accent ?

- Oh, Gabriel... dit Troudup, range tes ailes dans ton sac à dos et boit ton verre en silence sinon tu vas finir tricard.

Gabriel s'en fout, il enrobe Frida d'un soufle parfumé (au Rinquinquin ?) et s'envole.

- Salut l'Archange, à demain... dit Marianne devant son rhum arrangé, très souriante parce que Gabriel lui a annoncé une super nouvelle (genre elle porte un gène divin qui va la rajeunir de vingt ans, non, quinze).

- C'est le désir, répond Frida

- Tu serais là depuis longtemps, dit Louka.

Non, le désir ne suffit pas, il a fallu aussi la colère et ce mot que je ne sais pas trouver, qui dit le refus de ce que certains appellent la réalité: le contraire de la résignation. La réalité, c'est moi qui la fait: Frédéric fait la cuisine au Petit Renard, Frida vient y boire un perroquet et constate que l'endroit lui convient.

- C'est curieux pense-t-elle dans son for intérieur, il me semble que j'ai changée mais je ne sais pas en quoi, je ne sais pas d'où je viens, je ne sais plus...

La personnalité que je lui avais donnée s'est dissoute dans le passage de Batbourg à l'Appartement... ah non, un grand soupir ironique de Gabriel, en vol stationnaire au dessus de moi me suggère que c'est lui le responsable, par la brise angélique qu'il a soufflée sur Frida. 

- Vous n'avez pas besoin d'une serveuse demande-t-elle à la cantonade ?

- Si ! lance Frédéric depuis la cuisine,

- Si, hurle Troudup, j'en ai ma classe de faire le larbin, j'préfère tiser que compter les points. T'es engagée ma poule !

- Chouette, dit Frida, je suis sûre que je suis une bonne serveuse.

- Et tu chantes aussi, dit Louka,

- Ah bon, dit Frida en commençant à fredonner sans s'en rendre compte, Chou, Andy, dis-moi oui, oh oui, dis-moi dis-moi oui ! d'une voix à tomber, accompagnée par un riff d'enfer de Fred Chichin.

 

 

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