Marité de Vos K

12 janvier 2017

Jaunisse Joplin

- C'est où ici ? C'est quoi cet endroit ? Le Paradis ? Je suis mort ?

Tristan est surexcité par le buffet.

Mais d'où il sort ce buffet ? C'est la première fois que je vois de la nourriture dans L'Appartement, mais c'est la première fois aussi que Tristan entre ici.

-Eeeeeentre ici, Tristan, avec les affamés de la jaunisse !

- Eh ! t'as vu y a plein de trucs à manger, dit Tristan. Quand il a eu la jaunisse, c'est la bouffe qui le rendait malheureux, pas la jaunisse. Quand il a été guéri il ne pensait qu'à manger, manger, manger, mais il avait toujours pas le droit. Jusqu'à la fin de la convalescence c'était bouillon, bouillon, bouillon.

- Je vais faire des courses à Paris, soyez sages, à ce soir !

Et hop, Maman à Paris, c'était au moins quatre heures de liberté.  J'ai organisé un concours de cuisine pour Tristan, Guigui et moi concurrents, Tristan  jury.

Il était dans le lit du bas, calé par tous nos oreillers, il salivait déjà.

- J'aurais voulu t'y voir, un mois de bouillon, je vais mourir de faim.

Il pouvait m'y voir, un mois de bouillon, je m'en fiche, je mange très peu, mes plats préférés, c'est la scarole avec une vinaigrette costaud en vinaigre et beaucoup d'échalottes et le cresson, je mange les épluchures de cresson, les queues, les feuilles un peu fanées que maman enlève. J'aime les vermicelles  dans le bouillon avec du steak haché cru sur le bord de l'assiette, et le poulet rôti. On est huit à table, chacun a son morceau, le cou c'est le mien, Maman c'est les ailes et du blanc, Guigui et Tristan les pilons, Roger et Rididine les sous-cuisses, Lara l'autre blanc et la carcasse pour Papa.

Pour Tristan j'avais fait du camembert à la confiture, il a adoré, Robert un mélange pain d'épice chocolat moutarde, il a adoré pareil. On aurait pu lui sortir n'importe quoi, du moment que ça se mange il aurait adoré.

- C'est super bon, tu sais pas c'que tu perds.

Je ne sais plus qui a gagné, il me semble que Tristan n'était pas au meilleur de sa forme quand Maman est rentrée.

 Et pourquoi ça s'appelle Jaunisse Joplin alors que la Janis n'était même pas née quand Tristan a eu la jaunisse ?

Parce que j'ai pas pu m'empêcher.

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11 janvier 2017

La vraie vie c'est pas d'la tarte

- La Taulière elle est où ? Corinne Mars se réjouit prudemment de mon éclipse, elle préfère l'exclusivité, c'est le genre de femme à aimer la compétition à condition d'être seule en piste.

Marianne s'en fiche, pas de moi, parce que Marianne c'est moi, n'est-ce pas Gustave ? Elle se fiche de la compétition, de la piste, de l'indifférence, elle est en dépression, ça occupe. 

- Et moi alors, dit Braise, tu crois que je me fiche de séduire ? D'être aimée ? Regardée ?

- Oh non, ça c'est sûr, je le sais parfaitement, hein Gustave ? Mais pour toi, ma chère chère, pas de challenge, ça se produit sans manoeuvre ou ça ne saurait se faire.

- Oui, sinon, pas de vrai désir, rien ne brûle qu'un feu tiède, à peine une flammèche pâle.

Alors le souffle puissant de Dracula passe sur son visage, emmêle ses cheveux, elle rougit, elle pâlit, elle flambe. Braise, c'est l'amour tout entier à sa proie attaché (merci Racine et d'abord merci Phèdre).

-  Elle se cache ? demande Corinne, elle est mal à l'aise, Braise est là, Marianne se manifeste par son absence et moi, elle voudrait que je sois un fantôme, la rémanence d'une existence passée.

Est-ce que je me cache ?

- Non, ê s'cache pas, êl'planque.

Troudup vient de donner la réponse que je ne cherchais pas, c'est ça je planque.

Mon nouveau manuscrit me fait la vie et c'est ça que je veux écrire, la vie, c'est vache, c'est pas la-vie-c'est-vache, c'est vache de me mener la vie dure sur la vie, merdalors, pour qui il se prend ce manuscrit ?

C'est mon histoire qu'il porte et il ne répond pas à mon appel ?

Ici est ma solution, mes personnages doivent venir ici, je leur donne l'adresse, je les libère. Je planque derrière les portes, je les regarde vivre au lieu d'aller les chercher partout ailleurs, dans les souvenirs, dans le passé, dans ma tête, dans mes rêves, dans le réel.

- Tête mon cul ! Souvenirs mon cul ! Réel mon cul !

- Merci Zazie, tu as mis le doigt dessus, la vie ni la vérité ne sont dans le Réel.

- Comme si on savait ce k'c'est la vérité, comme si quelqu'un au monde savait ce k'c'est !

- Tu causes, tu causes, dit Troudup, comme si t'étais pas un tyran, comme si on était libres de sortir de c'te putain de prison que tu nous as fabriquée, tu peux toujours appeler ça l'Appartement.

- Ben dis-donc, t'as la mémoire courte Alzy, qui est parti en vacances à Carraix-dans-l'Oigne? En menaçant de ne jamais revenir ? C'est moi peut-être ? Lâcheur ! J'ai cru ne plus te voir ! Maître chanteur !

- Hé! Hé ! Comme qui dirait qu'elle serait de retour dans sa petite cape et son collant-body, SuperTeigne, Notre Sainte Patronne. La Taulière est de retour Allélouuuu-yah !

- Ah ouis, c'est ça ! Eh ben je... je vais... Vous verrez bien c'que j'vais.

 

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27 septembre 2016

Twist on my porosité

 Léon cherche et frétille mais rien à faire il ne trouve pas.

- Inévitable dit Robert Dieu, Léon est un chien dénaturé, il a perdu sa chiennerie, plus de flair.

- Est-ce l'aboi qui fait le chien ? dit Paulette Dolstein, le langage qui fait l'homme ?

- Allons, dit Fabienne Berman, Léon est un homme puisqu'il parle, les chiens ne parlent pas.

- Ouah ouah ! dit Léon par esprit de contradiction.

- Et français, dit Bruno Ragazzi en prenant des notes: inventer méthode pour apprendre aux chiens à parler.

- D'ailleurs, dit Léon, mon ancêtre Idéfix ne parlait pas mais il était gaulois.

- N'empêche, dit Troudup, tu piffes plus rien, t'es qu'un inverti, un pauv'mec chienneux qui sait plus retrouver les odeurs ! Oùkellest la s'moule à la noisette ? Hein ! Oukellai ??

- Je les connais perfect les odeurs, dit Léon le Flair, agacé par le désir, pas seulement de la noisette, il y a de la vanille, de la crème de coco et, et... et de la fleur d'oranger !! mmmhh, c'est bon, c'est bon...

Jusqu'à présent L'Appartement était étanche à mon monde, que je prétendais être le seul réel mais si les odeurs entrent dans L'Appartement, volutent jusque dans les poumons des Gens de L'Appartement, alors qui est vrai qui est virtuel ? Ils ont des poumons, ils parlent, ils ont mal quand on les blesse, ils rient quand ils sont gais, ils pleurent quand ils sont tristes, tout comme moi. C'est la preuve par Shakespeare.

Qui est poreux ? Eux, ou moi ? Ce que je sais c'est que je vais en manger, et pas eux.

C'est embêtant...

PS: Faire bouillir un litre de lait, y ajouter une demi gousse de vanille dont on grattera les graines quand elle sera assez ramollie, ce qu'on veut de crème de coco et une bonne pincée de sel fin.

A l'ébullition verser 110 grammes de semoule de blé fine et la même quantité de sucre en poudre. Mélanger 5 minutes en maintenant le bouillon, puis éteindre, ajouter une bonne rasade de fleur d'oranger et beaucoup moins d'huile de noisettes.

Verser dans ce qu'on veut, ramequins petits, grands bols ou coupe à entremets, laisser refroidir, mettre une nuit au réfrigérateur, manger.

- Merci Marité dit Marianne, maintenant qu'on a la recette, ne reste plus qu'à trouver comment se procurer les ingrédients...

- Facile, je dis, puisque cela est dit, que cela soit fait, et hop, c'est dans les placards.

- Et ensuite faudra trouver le moyen de faire passer ça de notre extérieur à notre intérieur dit Corinne Mars qui ne se pose pas tant de question quand il s'agit de boire un coup.

 

 

26 septembre 2016

Sésame !!! Merde, quoi Sésame !!!

La Porte de l'Appartement est fermée.

On dirait qu'elle est coincée, ça ne s'ouvre plus. 

Merdalors, j'allais, sans intention particulière, quand je me suis aperçue que La Porte ne s'ouvrait plus ! 

J'ai fait intervenir Le Grand Serrurier.

- Mais depuis quand doit-on passer par la porte ?

- Depuis qu'une certaine Taulière a mis les bouts, eh ! Lâcheuse ! dit Troudup, très fâché dis-donc.

- Un peu que j'ai les boules, se faire effacer par son auteur, c'est dégueulasse, chu orphelin depuis des mois! De sa mère, on s'remet, mais de son Créateur ! C'est pas humain. Des mois qu'ici les mots n'existent plus, des mois de silence, des mois que dans l'Appartement personne peut plus moufter. 

- POURQUOI??! Pourquoi ? dit la Rumeur.

- Pardon, je dis, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas ce qui s'est passé.

- Jure que tu l'f'ras plus, jure ! dit Troudup encore furieux.

- Je ne peux pas, je ne sais pas si je recommencerai ou non.

- Bon tant pis, on la reprend la Pomponnette, dit Troudup plus fâché du tout. 

- Vous nous avez manqué, très chère, dit Dracula.

- Infiniment, dit Braise

Et tous les Gens de l'Appartement de gronder autour de moi comme une marée qui monte en bouillonnant un soir d'orage.

- Ils m'ont manqué aussi, je m'en rends compte à l'instant où j'écris ces lignes, à un point que je n'imaginais pas. Quelle est donc cette chose qui m'a prise et éloignée de vous, et d'abord de moi-même ?

 

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09 mars 2016

Brochettes de chiens

Recette du jour, (virgule) : (deux points) les brochettes de chien. (point)

Léon n'en croit pas ses yeux, est-il vraiment en train de lire ce qu'elle (moi) est en train d'écrire ?!

Don't worry Léon, c'est de la fiction, et même plus (ou moins ?), c'est une virtuelle représentation du reflet d'un éclat d'inspiration tombé d'on ne sait où (d'on ne sait tout). Pour ainsi dire une fiction quantique.

- Je demande, dit Léon, qu'un point important soit précisé: 100% de Léons sont contre cet article. (C'est fait mon Léon)

Les beaux jours arrivent, les barbecues trépignent, le braseros brasèrent, c’est le moment de s’inventer un style, c’est le moment de devenir quelqu’un:

Les Brochettes de chiens

Ayez un chien.

Faites un chien si vous n’en avez pas.

Pour faire un chien, lisez la note.*

- Rassemblez tous les ingrédients, enfilez les premiers sur les seconds, jetez les troisièmes, congelez les quatrièmes, s’il y en a encore, c’est de l’abus.

- A ce moment de la recette, vous disposez de plusieurs brochettes de plusieurs chiens.

(Trucs et astuces: Choisissez des chiens d’arrêt)

- A cet instant, je décide de ne pas imposer la meilleure façon de cuire les brochettes, barbecue, braséro, simple feu de bois, etc. chacun fera son choix.

- On peut manger cru.

- On peut laisser pourrir sur le muret de pierre, en prenant soin de faire une photo par jour pour fixer l’évolution de la stupéfaction** de la chair.

 (Trucs et Astuces: faire cette recette avec des poulets, des chats, des gens, des poissons, des oeufs cuits.)

 * Là je dois écrire quelque chose, forcément, à cause de * (étoile). C’est un code, il faut s’y plier (se plier à un code, j’ai déjà du mal à comprendre comment on fait, alors, donner le mode d’emploi de la fabrication d’un chien !)

*(re) Pour faire un chien, rendez vous sur les réseaux sociaux, en cherchant au bon endroit vous trouverez sur un certain site un lien vers une certaine application qui vous mènera à l’adresse d’un certain atelier clandestin.

** Je dois préciser pour les distraits, les obséquieux et les lexicophiles que j’ai écrit stupéfaction et non putréfaction. La putréfaction interviendra plus tard. Passé le moment de sidération métaphysique de la chair sacrifiée, un relâchement horizontal se produit, puis un étirement vertical gonfle le morceau de viande détaché de ses congénères, rappelant à l’esprit affolé voletant sans savoir où se poser, qu’autrefois il était l’âme d’un corps intègre composé d’un seul morceau, alors seulement, alors se produit le célèbre « lâcher prise » (en français dans le texte) qui amène naturellement et conséquemment à la putréfaction.

Je ne sais ce qui a saisi La Taulière, peut-être est-ce l'effet du Déménagement. La Taulière a installé ses Forges, ses Ateliers, ses Bureaux, ses Trucs à Fabriquer dans un autre lieu. Elle dispose à présent d'un Open Space à usage unique (le sien) et cela lui monte possiblement au Neurone.

Neurone 1er, nommons-le, Père de tous les autres.

Quant à la Mère primordiale, il faudra en dire.

 

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15 janvier 2016

Perdus Pas Perdus

- Tiens, dit Mandrake, content d’apparaître au comptoir du Petit Renard, j’ai réussi ma téléportation du premier coup, c’est nouveau !

- Ne te réjouis pas trop vite, dit Caliban qui n’est pas surpris de débarquer dans un bar de fiction, parce que Caliban rien ne l’étonne, c’est pas toi, y a un truc.

- Le truc dit Troudup, c’est ma porte.

- Putain la vache, dit Nono, c’est vrai, putain de putain, ils passent par ta porte !

- Si ça s’trouve dit Troudup, on fait venir qui on veut.

- Quand même, dit Nono, j’ai pas envie que mon rade devienne un hall de gare.

- T’as raison dit Troudup, j’mets l’verrou et j’branche l’alarme

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14 janvier 2016

Dans l'Appartement coule La Scène

- Je me demande si j’ai bien fait de prendre ce train, dit Gena.

Braise devrait être surprise, c’est la première apparition de Gena dans l’Appartement, au contraire, il lui semble qu’elle la reconnait.

- C’est une question qu’on finit toujours par se poser. Normalement.

- ça ne me donne pas de réponse

- Y’a pas d’réponse.

- Pourtant dans ce miroir, on dirait moi.

- C’est parce que je suis de l’autre côté?

- Je me vois en vous.

- Avec trente ans de moins quand même.

- Les actrices font toujours moins.

- C’est bizarre… Braise pense tout haut.

- Quoi ?

- ça ne me dérange pas, vous c’est moi, dans trente ans.

- Curieux c’est vrai, je me vois avant

- Et je me vois après

- Nous n’avons pas de présent.

- Le présent c’est la Scène.

- Nous sommes dans le présent éternel

- Dans l’Appartement, le temps n’a pas cours.

- Je me demande pourquoi je ne suis pas venue avant.

 

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13 janvier 2016

Les Chroniques du Petit Renard

- J’aurais pas dit ça.

- T’as rien dit.

- Voilà. Si j’avais dit quèqu’chose, j’aurais pas dit ça.

- Tu veux dire quelque chose ?

- J’ai pas dit ça.

- Je comprends rien à c’que tu dis.

- C’est pour ça.

- Quoi pour ça ?

- Que j’dis rien. 

- J’t’en r’mets une ?

- Ouais mais sans glaçon.

- Alors, t’étais où ?

- Chais pas.

- Tu sais pas où t’étais ?

- Ben là, j’suis où par exemple ?

- Là, t’es ici.

- Faudrait savoir ! Chui là ou chui ici ?

- Ah ben oui.

- Tu vois, quand tu fais des efforts tu comprends.

- Quand j’fais des efforts je comprends tout. C’est pour ça.

- Quoi ?

- Des efforts faut pas qu’j’en fasse trop. 

- A la tienne, mon Nono.

- Pareil.

 

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06 janvier 2016

La Porte (ou Topologie désorthodoxe)

- Ta porte, là, tu la décolles de cont’e le comptoir, dit Nono, et pis tu l’ouvres s’il te plait, que les clients puissent entrer.

- C’est la porte de chez moi, dit Troudup, si j' l’ouvre c’est chez moi ki vont débarquer.

- Qu’est-ce qu’elle fait là alors ?

- J’en ai marre qu’on s’pointe à ma porte quand chu pas là. Alors j’l’emporte.

- Pas con.

- Eh ! Y en a là-dedans.

- Ferme-là donc à clé qu’on soit peinards.

- T’as raison c’est pu l’heure des visites. Izonka v’nir au bistrot.

- Voilà.

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05 janvier 2016

Interlude

- Ben non, dit Léon, c'est pas moi, c'est Bernard.

- Bernard ? Je connais pas de Bernard dit Nono, en lui servant une grande gamelle d'eau minérale.

- De l'eau minérale ? qu'i dit Léon...

- C'est ma tournée. Faut que j'te paye le coup de temps en temps vu que j'te dois 50% de mon chiffre.

- Ah ouais ? 

- Ah que oui ! Sans toi Troudup ne retrouverait le comptoir qu'une fois sur dix. D'ailleurs il est où le Troudup ? deux jours que j'l'ai pas vu...

- Sais pas, dit Léon, il m'a dit "T'inquiètes pas mon Léon, je reviens dès mon retour" et il a pris la porte.

- Il est parti ? comme ça ?

- Oui, avec la porte.

- Avec la porte !

- Mais Bernard ?

- Oui, c'est Bernard, c'est pas moi.

- Bernard qui ?

- Bernard L'Ermite.

- J'le connais pas.

- Personne le connait, c'est un ermite.

 

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