Alice

Non, ça n'est pas moi qui suis venue hier chanter à tue-tête dans la cuisine.
J'ai été touchée que Marité de Vos K ait pensé que ça pouvait être moi.
Parce que ça ne peut pas être moi, ça m'a fait de la peine qu'elle me connaisse si mal.
Parce qu'elle a pensé à moi dans la cuisine et que ça m'a fait plaisir qu'elle me connaisse si bien.
C'est pourquoi je suis venue prendre mon tour dans les présentations au Blog.

Je suis Alice, je vis seule, j'ai toujours vécu seule.
Je n'étais pas d'accord avec cette situation, puis j'ai été d'accord, et aujourd'hui
, ça fait si longtemps que je me satisfais de ma compagnie que je ne sais plus ce que je suis prête à vivre.

L'Appartement est fait de chacun de nous, mais la cuisine est mon endroit préféré.
J'aime l'odeur, la couleur, le grain de ce qui se mange, j'aime les transformations du cru au cuit, j'aime manger, sentir, boire, toucher, je juge des états de cuisson à l'oreille, ça grésille, ça bouillotte, ça déborde, ça passe par mes oreilles.
L'état du corps face à la nourriture... je n'irai pas très loin sur le sujet, c'est... trop humain, mais
ce qui entre dans le corps doit en sortir, c'est assez de dire que ne suis pas une constipée.

Hier, pendant qu'Elie chantait dans la cuisine, j'ai fait une compote de calvilles, pommes anciennes presque disparues des marchés.

Compote de calvilles au laurier

- Eplucher les pommes, les couper en gros quartiers.
- Les mettre à cuire à feu très vif avec de l'eau pour démarrer la cuisson sans brûler, une feuille de laurier, de la badiane,
peu de sucre,un peu de poivre.
- Surveiller, ça déborde, ajouter un peu d'eau quand les pommes sont très vieilles.
- Arrêter la cuisson dès que tous les morceaux ont éclaté sous la force du feu et sont devenus tendres.
- Mettre au frais.

Quand vous la goûterez, vous y trouverez la partie de moi qui vit dans la compote au laurier.