- Je ne suis pas accueillante ?

- On peut le dire ! râle une certaine Lizzie sortie tout droit d'un roman d'amour de bas étage, le roman, pas l'amour. Alors ça oui, ça c'est sûr, je suis venue dans cet Appartement, que soi-disant c'était entrée libre et cinéma permanent, et vous me mettez dehors ?


- Oh que oui ! De-hors !

L'Appartement ouvert à tous ? Mais pas du tout, absolument pas, l'Appartement est ouvert à qui je vœux, non mais!

Je sais que tout va et vient, que je suis soumise à la loi de la vie, tout circule et tout pénètre, bleah !, mais pas n'importe qui si je m'en aperçois à temps.

- Rentre chez toi, Lizzie Je-ne-sais-plus-qui, retourne Ici faire ton numéro.
Mais pas chez moi.
Non, pas chez moi.

Sale affaire.

Est-ce que je serais poreuse ?
Il faut remplir avec les petits Autres.
Les Autres, oui, justement qui se bousculent à mes portes et que je contiens.
A tort.

C'est leur tour, les nouveaux Autres doivent entrer, et les familiers, revenir.

- Heps! Heps heps heps !...

Lizzie est revenue, elle dit

- Je suis parmi les Autres, hein! Sinon, sinon, je ne serais pas là. Et d'ailleurs, je suis revenue n'est-ce pas, alors pas la peine de faire la mégère, je suis chez moi ici, autant que les autres.

Zutalors, que je me dis, plutôt que merdalors pour changer. Mince de truc, elle a raison, si elle est ici c'est qu'elle peut y être.

Autrement sinon elle n'eut pût y pénétrer.

Que faire, que faire?

Lui écrire une histoire ? L'installer dans un (autre) personnage ?

- Voilà! s'exclama Lizzie, voilà exactement pourquoi je suis venue, même si je ne le savais pas, c'est ça exactement!

- C'est ça quoi ?

- Un rôle, un personnage, un vrai, une femme en chair!

Des commandes à présent ! Mais on se demande qui commande ici ?

C'est Nous, répondit la rumeur harmonieuse de tous mes habitants.