- Bordel oui, putes non ! Nono s'entête, il veut jouer au poker dans un bordel maismaismais, pas question d'embaucher des sextoys géants, ni homme ni femme à l'étalage, pas d'argent à La Grosse lapine. 

- Ben, on va jouer au poker sans fric ? On va boire sans payer ? demandent Michto et J-P, ses alcoolytes intermittents.

- Pffff !!...

C'est tout ce que Nono trouve à dire, c'est compliqué de monter une affaire aujourd'hui, comment faire pour que tout soit gratuit ?

- T'as qu'à pirater une maison de retraite dans la Creuse ou en Lozère, dit Michto, et tu mets ton tripot-clando dedans.

Fabienne Berman prend note, c'est innovant et très faisable, une structure conventionnée, un endroit discret, outre que cela protège le concept, c'est dans ces endroits que les services publics sont les plus défaillants et là aussi que les populations ont le plus besoin d'animations culturelles.

Nono soupire encore, il va partir quelques semaines en Indochine, histoire de laisser tout ça retomber, et pour commencer, il va au Petit Renard.

- Bonjour Nono, c'est pour déjeuner ? la chaude voix de Frida est un baume.

- Vous servez encore ?

- Pour souper alors ?

Il va dire non puis... ça sent très très bon, purée maison, daube oubliée sur feu doux, et ça, ça c'est quoi ?

- C'est quoi cette odeur, là... c'est...

- La Tatin de Frédéric, mais commencez par le début, le grand rétro: maquereaux fumé, poireau vinaigrette, oeuf dur mayo, pieds poulette, etc. etc.

- Ahhhh ! pensent les estomacs présent, et Nono oublie tout pendant que Frida lance en la cuisine:

- Et hop, Frédo, un complet pour le Nono !