27 octobre 2014

L'Amour

- OH OH EHO !

- ohohohhh...

- C'est qui ?

- quiii...

- C'est l'Echo ?

- cooooo...

pac pac pac pac

ticlac ticlac ticlac

Braise et Dracula arpentent, faisant semblant d'être dans le désert d'un vaste caveau.

- Vous cherchez un appart' ? demande Astrid.

- Non, dit Braise, on fait danser nos chaussures.

paticlac paticlac paticlac

Astrid est attirée par Dracula, elle aime la nuit à cause des astres mais Dracula, c'est mieux qu'une étoile, c'est un trou noir, un monde à l'envers.

Braise se fiche bien des groupies de son homme, ils sont à l'autre pour l'éternité, alors les passantes... Et Astrid a beau aimer la nuit, elle est une boule de feu, un soleil pas une lune, pas un feulement de l'ombre comme Braise. A Astrid il faut un homme du dessus de la terre, pas un homme des ténèbres comme Drac.

Il en est des femmes comme des sangs, pense Braise, certaines sont donneurs et receveurs universels et d'autres ne vont qu'à leur identique, Braise est capable d'aimer le premier venu, Astrid, elle, devra y trouver le creux où se lover, son complémentaire compatible.

- Où kell est la Patronne? Où sait kell est ! beugle Troudup, traîné par Léon, complètement cuit lui aussi. Il s'assoit par terre, il pleure un peu, elle est partie, ki dit, elle nous a plaqué moi ?

- Comment savoir, dit Dracula, quand on est quitté ?

- Regardez mieux, tout est là, les fleurs dans les vases, le bureau ciré, les chaises, les canapés, les fenêtres ouvertes sur la nuit, le jour, les pays et les ciels, regardez, l'Appartement est habité autant qu'il l'a toujours été, et moi, je suis là, parmi vous, pour toujours.

- De temps en temps, dit Nono, de temps en temps, dit Fabienne Berman, de temps en temps, dit Léon, de temps en temps disent-ils finalement tous ensemble, on a besoin de preuves pour croire à l'amour.

- Eh bien, je suis là, parmi vous comme vous êtes parmi moi, j'existe, vous existez, et sang (oui avec un g) moi aussi, vous palpitez dans l'éther éternel de l'imaginaire véritable.

- Et ça sent bon dit Troudup apaisé.

 

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18 septembre 2012

Euh ?!

En effet: euh ?! pense La Taulière en son for intérieur 

Que vont-ils faire ? Puis-je ou dois-je laisser s'introduire ici Dieu et Bernina 830?

- Qu'est-ce que ça peut donner ? se demande-t-elle.

- J'ai envie de dire, création, j'ai envie de dire nouveauté, j'ai envie de dire révolution, j'ai envie de...

- Eh! Fabienne, ça suffit, lâche l'affaire, on n'est pas dans la presse pipeule, ici! Ici, c'est l'Appartement figure-toi, dit Astrid qui n'a quitté son ouvrage que le temps de s'insurger. Elle est très concentrée, c'est la première fois qu'elle fait le thème astral d'une machine à coudre.

- Ouais, ouais, dit Troudup, elle a raison, Astrid, c'est pas SBSC ici!

- SBSC? dit Fabienne, connais pas. Elle aime les commentaires, comment faire ses analyses de consommateurs sinon ? SBSC, jamais lu, jamais vu, alors, qu'est-ce que c'est ?

- SaBiteSesCouilles! lance Troudup, très content.

- Merci, répond Fabienne sincère, et elle note. Est-ce que ça ne serait pas le moment ? Au lieu de tergiverser avec des Elle, Lui, Playboy ou Closer, pourquoi pas dire les choses ? Car enfin, de quoi parle-t-on.

- Ouais, ouais, commente Troudup, mais y a pas que  la bite et les couilles

Le temps que Fabienne, très étonnée que Troudup éprouve le besoin d'une précision, se tourne vers lui pour noter la suite, il termine

- Y a le cul aussi.

 

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16 novembre 2011

Des mots = no logis

- Et pourquoi pas ? dit Astrid au docteur Tayeurt, son mari.

Lui est contre, il avait dit non pour l'astrologie. Un cabinet d'astrologie sur le palier d'un cabinet de médecin, ça prête à confusion, c'est impossible. De toute façon le Conseil de l'Ordre n'acceptera jamais.

Et comme le Conseil de l'Ordre se fiche autant d'Astrid qu'Astrid se fiche de lui, Astrid a vissé sa plaque près de celle de son mari.

La clientèle s'est partagée entre les deux spécialistes et l'interaction donna de bons résultats. Les anxieux passaient par chez Astrid avant la consultation du docteur pour savoir ce qu'en diraient les étoiles, les autres s'y arrêtaient après. Le diagnostic, disaient-ils, soyons sérieux, personne n'y croit. 

- Mais, dit le docteur Tayeurt, tu n'as pas le droit d'ouvrir un cabinet de consultation dans l'Appartement.

- Et pourquoi donc ? L'Appartement c'est chez nous.

- Mais les Autres ?!

- On verra ce que les Autres en disent, moi j'ouvre. Je dirais le passé, le présent et l'avenir, je dirais le temps.

- La météo en somme, dit Fabienne Berman.

- On peut dire ça. Je lis dans les mots le temps qu'il fait dans la vie des gens qui sont. Voici ma méthode, alors voyons par exemple je prends le mot: pontage.

Je pose pontage     je retire pont

reste age.

Bon.

Je pose pontage     je retire age

reste pont.

Bon.

Si pas pontage, l'age sans pont disparaît,

reste mort     je retire r

reste mot.

Point.

- So what ? dit Troudup, dans un état quaternaire dû à son jumelage avec un Glenfiddich douze ans de tonneau. Sans doute de là vient sa subite pratique de l'anglais.

- Oh, ben c'est facile, répond son chien Léon qui n'a rien bu. Certains vieux meurent si on ne les opère point. Le pontage permet de continuer à compter ses années.

- And so on ? poursuit Troudup qui commence à réaliser qu'il cause en briton, ça le trouble.

- Ouah! Ouah! répond Léon, ce qui veut dire ras-le-bol, débrouille-toi pour la traduction.

- Et bien, dit Tayeurt à sa femme, répond ? Dis-nous ce que ça veut dire ?!

- Peut me chaut, lance Astrid, que chacun trouve sa voie ! (et si j'enlève o, reste vie, et toc dans ta face !)

- C'est ça, dit Troudup, cause à mon cul !

Le charme est rompu, son anglais s'est envolé, Fabienne Berman barre d'un trait rouge la piste de l'apprentissage des langues étrangères par immersion culturelle. Dommage pense-t-elle, cétait un bon argument de vente, whisky, vodka, mezcal, rhum, cachaça, schnaps, calva, saké, téquila, etc. ça me saoule ces fausses pistes, je vais me torcher au tilleul-menthe.

Bref, conclus-je Berman est déprimée.

 

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13 juillet 2010

R'évolutes partent en fumée

Ils sont surexcités par le feu d'artifice.

- Mais il n'y a pas de feu d'artifice ?

Il va y en avoir un, ça suffit à mettre des bulles dans toutes les têtes.

Moi je dis que les bulles dans le cerveau anévrisent.

- Oh, dit quelqu'un (mais qui?), pourquoi rabats-tu la joie ?

Je reconnais la voix, c'est moi qui cause.

Le 13 juillet ici, c'est donc bal, bal, artifices, fêtes et joie populaire.

- Belle occasion, dit Dracula, d'honorer le sang, têtes tranchées, têtes aux bouts des piques, révolution !

- Que oui, dit le Troudup, le peuple souverain s'avance.

Troudup est à jeun, que se passe-t-il ? J'entends le silence de Dolstein car son sourire vient jusqu'à moi, Paulette en Joconde dit comme elle sait faire, sans rien révéler, que Troudup est capable d'être un autre que ce lui-là.

- Qu'est-ce vous croyez, aboie Léon (quoi? Hein? Léon aboie?), que nous resterons tous ce que nous sommes ?

- Non, non, non, dit Astrid Tayeurt, la révolution c'est pour tout le monde.
Les planètes nous engouffrent dans leur mouvement, ça tourne, ça vire et nous changerons tous.

Parce que demain c'est 14 juillet, ils sont tous en suspension, le monde va changer de face, ceux qui ne sont rien seront tout (qu'ils disaient).

Dracula prétend qu'il ne craint plus le jour, Braise est d'accord avec lui, Alice et son Albert ont mis des chapeaux de paille, Marianne est en bain de soleil, Batbourg rutile, les Voies Obscures térébrantent, La Bernique hurle, Noé navigue en pleine lune, Bienvenue à la Fabrique est sur le point d'avoir son Frédéric et l'Appartement presque moi: tous mes pays trépignent.

Rachel Z. traduit le sentiment général, demain est un autre jour.

Je sais d'où vient l'embrouille, l'orage de la nuit a détrempé les rêves, ils sont délavés, lourds de nuages crevés, et depuis ce matin je ne sais pas qui je suis.

Que leurs volontés soient fêtes: Bingo !


18 juin 2010

L'Ogresse

Astrid

Astrid  a un gros surmoi qui s'exprime dans son obésité.

- Il n'exprime rien du tout, c'est Moimoi qui décide, je l'ai bouffé et c'était bon, voilà comment mon corps s'est dilaté.

- En l'avalant vous l'avez maîtrisé? lui dis-je. Et j'entends au loin le bruit du crayon de Dolstein crissant sur le papier.

- Parfaitement, répond Astrid, parfaitement oui. On mange le foie de son ennemi pour en sauver la force, on mange le corps de ses défunts, pour enrichir le clan, je l'ai bouffé, j'en suis bouffie.

Pour le coup, tout le staff de l'Usine  se fixe sur la scène. Je leur offre ce cadeau: interview sur des thèmes jusqu'ici laissés dans l'ombre. Ces aspects d'Astrid sont obscurs, ils me dérangeaient tant que je préférais les laisser de côté.

- Vous ne donnez pas crédit à la psychanalyse mais vous êtes astrologue et animiste?

- Relativement, corrige-t-elle. La réincarnation existe, personne ne peut le nier, ça n'est pas être animiste que constater cela, mais pour les astres et constellations, je peux concéder que je les dote tous d'une âme qu'ils n'avaient peut-être pas avant moi.

- Personne ne peut le nier? C'est faux, tout le monde n'est pas de votre avis.

- Tout le monde peut se tromper, la Vérité est parfois lente à faire sa Voie mais le fait est: après leur baptême, elles ont une âme, ça c'est sûr!

- Leur baptême?

- Donner un nom c'est baptiser, donner une âme c'est animer. Tout ça est très simple.

Astrid est puissante, elle peut à elle seule égaler les Témoins de Jéhovah qui depuis l'Utah baptisent à tour de bras
tous les morts et les inscrivent dans le Grand Livre sur Ordinateur.
Ils sont leur peuple à venir après la fin du monde qui sera suivie de la Réincarnation des Bons.

Ces morts seront reconnaissants.

Sils ne le sont pas, ils n'auront pas le choix, zombies dévoués à leur Maître avec ou sans leur consentement.

Astrid a divisé l'Univers, aux Témoins la Terre, à elle le Ciel.

Compacte, monolithique et obèse, elle porte en elle l'écho des vides sidéraux, les abîmes  et l'appétit des trous noirs capables d'engloutir n'importe qui, n'importe quoi.

Bien que je la fréquente depuis quelques années je me gardais de penser sur elle, gardant la position de l'auteur qui ne juge pas ses personnages.

Mais je n'aimerais pas qu'elle acquière le moindre pouvoir.

J'espère qu'il est encore à ma portée de l'en empêcher.


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25 mai 2010

La Patarôma

Astrid rentre de l'Heureux Marché avec ce truc, enfin, ce machin, qu'elle ne sait comment nommer à son mari le docteur.

Il a rarement vu sa femme aussi déroutée, son Astrid est une grande et grosse femme solide.

Ils regardent tous les deux la pâte informe qu'elle vient de sortir de son caddie.

- Qu'est-ce que c'est? lui demande-t-il.

Astrid sort un lot de fioles en plastiques contenant des liquides très colorés et des moules en silicone, elle les pose à côté de la masse blanchâtre et molle et lui répond:

- La promotion du jour. De la Patarôma.

- Et c'est quoi la Patarôma?  

- Chais pas. C'est nouveau.

Ils se tournent vers moi tous les deux, désemparés. Est-ce que c'est sérieux? Il va vraiment falloir qu'ils en mangent?

Bien sûr, puisqu'ils sont mes personnages.

La Patarôma est issue d'un contrat entre un pool agroalimentaire et Transmen Genetick, ils doivent le tester, Batbourg le teste.

C'est une pâte protéinée, aromatisable, colorisable avec les fioles et façonnable dans les moules en option.

Patarôma + arôme de poulet dans moule poulet = poulet rôti, grillé, bouilli, etc.

Patarôma + arôme dans moule tarte = tarte pomme, poire, fraise, poireau, saumon, etc.

Moi je trouve ça plutôt marrant, on peut mélanger les concepts, poulet rose en forme de tarte, asperges noires arôme rose d'Ispahan, mousse au chocolat parfum porc barbecue.

Mais le docteur Tayeurt et sa femme ne sont pas d'accord.

Ils tournent la tête de droite à gauche, non, non, non, et mettent la chose et ses attributs directement dans la poubelle.

Après quoi Astrid cueille au jardin quelques tomates pour une salade traditionnelle avec des œufs durs.

Dolstein note tous les éléments de la réaction des Tayeurt au Patarômea elle encode la séquence  la sauvegarde, puis elle demande:

- Dites-moi, Berman, c'est si mauvais que ça?

- Je ne sais pas.

Robert Dieu et Bruno Ragazzi non plus.

Mais est-ce que ça se mange? se demande Dolstein.


15 mai 2010

Hygiène de la virtualité

Il paraît que je reçois dans l'Appartement trop de monde pour que tous ces mouvements échappent aux règles des établissements ouverts au public.

Suzanne Troudy a un point de vue de femme de ménage, elle est femme de ménage.

- Une seule salle de bains, moi je dis qu'c'est pas assez, y a trop de monde pour que ça puisse aller comme ça !

Astrid voit la chose de plus haut, elle est astrologue,

- La salle de bains, c'est la maison de l'eau, verseaux, cancers, serpents d'eau...

- Ah ben ouiche! dit Suzanne, c'est bien c'que j'disais, c'est dégoûtant.

- Mais non, répond Astrid, tout sort de la salle de bains, tout s'écoule, comme la voie lactée dans le ciel nocturne.

- Par le tout à l'égoût oui qu'ça découle, et que le trou i'soye assez gros, sinon quoi bonjour le plombier, et les grilles hein? qui c'est qu'i' faut qu'i' les nettoye les grilles, c'est la Suzy!

J'ai beau dire que les Gens de l'Appartement sont de passage, venus de leurs manuscrits, où ils disposent de tout ce qui est nécessaire à leurs vies, rien n'y fait, un contrôle de l'hygiène s'annonce, il va falloir parler salle de bains.

Monsieur l'Inspecteur des Services Vétérinaires mandaté par la DDASS pour vérifier la conformité aux règlements européens de l'hygiène de l'appartement, voici quelques précisions:

S'il est vrai que l'Appartement ne jouit que d'une salle de bains, veuillez considérer qu'elle bénéficie d'une surface variant (selon mes nécessités imaginaires) de 6 mètres carrés à plusieurs centaines d'hectares.

Elle ouvre par une porte dérobée  (il y a plus de quatre mille ans, il y a prescription) sur la mer Rouge, Morte, sur la Méditerranée, sur tous les Océans, et par une lucarne aveugle, elle bénéficie d'un accès tous les vingt-huit jours sur la mer de la Tranquillité.

Veuillez également noter, je vous prie, que le plafond s'ouvrant de façon très pratique, bien qu'aléatoire, la salle de bains considérablement aérée reçoit les rayons cosmiques divers et évacue toute humidité résiduelle, et qu'en période de mousson elle quitte les tropiques pour le continent européen.

Pour finir, cher monsieur le vétérinaire des services d'hygiène de la DDASS, prenez bien conscience de la virtualité de votre existence qu'il ne tient qu'à moi de concrétiser. Ou pas.

Veuillez donc concevoir, monsieur, l'expression de mes sentiments les plus douteux.

Soyez prudent,

bien à moi,

Marité de Vos K

Astrid approuve, Suzanne a une crise de doute, est-ce que par hasard elle aurait compris quelque chose? Non. Ouf.

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03 avril 2010

D'où on vient

Astrid

Bonjour, je suis Astrid.

Je savais qu'une porte allait s'ouvrir, c'était dans mon ciel, la même lumière éclairait les  thèmes de tous les Batbourgeois.

Je ne savais pas quand, ni quelle forme prendrait cette ouverture, ce qui s'annonçait est arrivé, c'est le Blog.


Dans Batbourg III je suis rivée à la vie du Lieu, je suis enceinte pour l'éternité du récit.
Ici, je vais avoir un bébé, ce n'est pas extraordinaire d'avoir un bébé après avoir été enceinte, mais je l'aurai attendu longtemps...
Le temps que l'auteur accepte que ça ne vient pas de sa tête même si ça passe par là.


Est-ce que Marité de Vos croit que les maquereaux viennent du réfrigérateur? Du marché? Du camion du forain? Des soutes du bateau? de la mer? de la ponte fécondée? des lois de la biologie? Ou alors de Dieu, si elle croit en Dieu?

Je ne suis pas un poisson dans son frigo ni une vie stockée dans son cerveau jardin arche, je suis une personne.

Les personnes pensent et voyagent, elles vivent, elles meurent, elles bougent, dedans, dehors, autour.
Ainsi je ne suis pas venue
directement à l'Appartement, je suis d'abord passée au marché.

J'en ai rapporté des pommes vertes, un chou-fleur blanc, une betterave crue violet profond et un tract jaune moutarde annonçant une vente de livres au profit des enfants mongoliens.

Je suis une sphère parmi d'autres, plus grandes, plus petites, plus rondes, plus pleines ou moins denses.
Elles m'attirent, je les appelle, nous nous entretenons.


Je porte moi-même une petite sphère palpitante qui tournera  bientôt autour de moi comme je tourne autour du monde, puis s'éloignera, quand le temps sera venu des autres attractions...

Je ne viens pas du frigo, je suis un satellite.

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