03 janvier 2016

E pericoloso

- Il faudrait bien le faire ! dit Bruno Ragazzi à Robert Dieu, il faudrait bien le faire ce recensement, on ne sait plus combien on est.

- On ne sait surtout pas qui on est combien.

- Quoi ? Qui on est combien ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

- Ha! Ha! dit Troudup, vlatipa qu'même les intellos izon d'la bouillie dans la caf'tière ! ça réconcilie avec la transcendance.

- Ben dis-donc dit Corinne Mars, v'là qu'le Troudup cause en langue !

- Un peu, dit Troudup, pendant qu'La Taulière était en sabbatique, j'sus allé aux cours du soir.

- Mes excuses, reprend Dieu, c'est une crise de mixage, un accès dyslectique, je voulais dire: on ne sait surtout pas combien sommes qui.

- Heureusement, dit Fabienne Berman, que j'ai gardé mes notes de cours, je peux encore traduire Dieu dans le texte: on ne sait surtout pas combien on est de Personnages à incarner le même Qui.

- Non, dit Dieu, c'est le contraire, combien de Quis pour Un seul Gens.

- Je traduis la traduction, dit Braise, qui sait ce que c'est qu'incarner le qui vu qu'elle est comédienne: Faudrait-il recenser les Gens de l'Appartement afin de déterminer l'origine de leur existence.

- Euh là ! dit La Taulière, c'est plus tordu que ça n'en a l'air, chaque Gens est fait de plusieurs Quis que je n'ai pas tous identifiés, le Qui n'est qu'une de leurs origines.

- Re Bref dit Troudup, faut nous faire des cartes d'identités infalsifiables, pour faire des contrôles infalsifiés de non-réalité. 

- Non, dit Léon, faut des pedigrees, c'est tout.

- Voilà, dit Paulette Dolstein, penchons-nous sur la généalogie.

- Attention, dit Le Qui, E pericoloso sporgerzi !

- Hein ?!! dit Corinne en se tournant vers Troudup.

- Compte pas sur moi, dit Troudup, j'entrave que dalle au boche.

 

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17 mai 2010

cul, bite, couille

Fabienne Berman

Ah! je déteste quand Dolstein prend son ton de Mémère à ses chiens!
Les orifices sont des trous, OK!
Oui il a du Ça dedans, mais on n'est pas toujours en uniforme, on peut se lâcher en civil non? On est dans le Blog de l'Appartement, pas à la Sorbonne!

Corinne est bien d'accord, il y a toujours ce moment où on la regarde de travers, elle rit trop fort, elle est  trop ci, trop ça, il faudrait qu'elle mette une culotte sur la tête pour tout fermer, ça l'énerve.

 

- Les princesses vont aux toilettes, les princesses pètent! Et la salle de bains, c'est pour se laver le troufignon aussi! Troufignon, con, nénés, jouir, baiser, rigoler!

Fabienne approuve

- Heureusement que le Troudup s'endort, et heureusement qu'il y met de lui, le pauvre gars.

- Ben tiens, dit Corinne, Satan l'habite, ah! ah!

- Oh ben oui, que répond le Troudup, oh ben oui, y a pas qu'le cul dans la vie, y a aussi la bite et les couilles. Allez hop, le Léon, on file au Petit Renard, le Nono va croire qu'on est fâchés.

Devant le Petit Renard, un couple hésite, tout en noir, costume cravate et robe informe. Nono les regarde de travers par la fenêtre du bar, il préfèrerait qu'ils s'abstiennent ces deux-là,  des Témoins de Jéhovah, c'est sûr. Mais ils entrent.

- Qu'est-ce que j'vous mets? leur dit-il, laissant percer son désir de leur en mettre une, au moins.

Bien sûr, pense Berman, acte manqué très clair, et elle note, c'est une consciencieuse.

- La Boassonn Lokâl, répond le type avec un accent que Nono ne parvient pas à identifier.
Le marketing moderne est entré chez les Témoins, aujourd'hui, ils se fondent dans les coutumes indigènes pour passer le message en douceur. Berman note, fructueuse occurrence pense-telle.

- Et deux pastagas tassés, deux!

Troudup, surpris par cette clientèle inhabituelle, mais aussitôt rassuré, appelle son petit déjeuner:
- Le café calva, et le croissant.

Nono les pose sur le comptoir avant que Troudup ait fini sa commande,
- et le p'tit blanc sec pour la maison.

- Ah merci, ça décape, j'en ai besoin! Alors les gars, lance-t-il, fraternel, aux deux Témoins, la vie est belle?

- Oh Ui! répondent-ils en chœur, très heureux de tomber sur un vrai croyant, Ui, La Viye Eye Twès Bêl, sous l'effet de la joie, ils avalent cul-sec leur pastis baraqué.

- Allez, c'est la mienne! balance le Troudup.

Et le Nono de servir la même, au fond des yeux un grand sourire et des étincelles dans la moustache.

Et Fabienne Berman de changer ses plans, à la table du fond, elle range son bloc et sort son Mac, le met en mode enregistrement, son et image. La journée commence bien, elle en a les neurones qui crépitent.


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03 mai 2010

Carré blanc

Corinne Mars

Hier soir à La Bernique, qu'est ce que je rencontre? Un grand costaud, frisé, blond roux, seul.

Bon, ne t'emballe pas Corinne. Je bois mon P'tit un, c'est un cocktail sans alcool, je commence la soirée comme ça, parce que sinon...

Du coin de l'oeil, je scrute, il a pris un verre de lait, avec du miel, bizarre. Si ça se trouve, c'est pareil pour lui, il commence soft, sinon...

Il monte à l'estocade, il m'offre un verre, allez hop, je passe aux mojitos, ils sont super à La Bernique, un peu chargé mais bon.

Il prend la même chose, ça va bien, je lui plais, je vois ça. Il est pas mal plus jeune, ça ne me dérange pas.

- Je préfère les femmes mûres, il dit.

Faut pas exagérer je pense, mais je ne dis rien.

- L'expérience, y a rien de plus excitant qu'il répond à mon rien, genre Depardieu quand il fait son dingue, glapissant un rire aigu et saccadé.

- Oh là ! Mon lapin, je lui dis, je suis trop jeune pour toi, j'ai pas la carte vermeil !

Il cligne des yeux, il remet deux mojitos, j'en remets deux, et après,  je ne sais pas combien il y en a eu.

Vers la fin de la soirée, il m'appelle sa Fée Bleue, il pousse ses petits cris, c'est rigolo, et puis... il s'est passé des trucs bizarres, et puis je ne me souviens plus de rien.

Je me suis réveillée avec une migraine olympique, et dans la main un lapin en costume à carreau.

Faut que je freine sur les mojitos, je me dis.

Le type, je ne sais même pas comment il s'appelle.

Lapinochio ! disent en chœur Anne-So et Garance, les patronnes de La Bernique, il s'appelle Lapinochio le grand rouquin aux incisives.

Mais Corinne n'entend pas, elle a replongé dans un rêve over ouf ! Le rouquin cause et cause, et il a le truc qui grandit, qui grandit, ça prend toute la place,

- Euh là ! cache ta joie, Lapin, qu'elle lui dit, mais rien à faire, il cause et ça pousse, ça compresse à la Bernique, et Corinne de dire, bander ça va, mais là, mon lapin, c'est du terrorisme ! Le mieux est l'ennemi du bien.

- Le pire est l'ennemi de tout qu'il répond.

- Tu parles d'un rêve dit Corinne sans se réveiller.

 

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22 avril 2010

A l'attaque!

Corinne Mars

Ce que ça coûte?
Moi je peux vous le dire ce que ça coûte: 3 euros 45
au lieu de 6.90, en promo à L'Heureux Marché!
C'est exactement le prix de l'ambition, mesdames, et une petite ambition, il n'y en a que dix dans le paquet.
 
Il faut risquer, c'est ça le truc, il faut oser y aller pour tâter de l'homme.

J'en ai rencontré un, on buvait un verre par ci par là, un jour, il m'invite chez lui, c'était pas mal, un peu trop bien rangé, pas au top point de vue déco, mais pas mal
.

On boit un verre, deux verres, je vais aux woua woua, et qu'est-ce que je vois? Un mur entier de boîtes de suppositoires?!
Ça m'a refroidie je peux vous le dire, je suis rentrée chez moi direct, pas au revoir pas merci.

Il n'y a pas que des bonnes surprises, mais il y en a, faut se remuer.

C'est pas dans les contes de fées qu'on va chercher une vie d'amour, ou une année, une nuit, ou un peu d'amour, c'est dans la vie, moi je vous le dis.

nt face="tahoma, arial, helvetica, sans-serif">Je n'ai pas encore trouvé l'oiseau rare, mais je le cherche et pas dans les pochettes surprises.

Alors pour commencer, au moins faites comme moi, achetez la boîte de dix capotes en promo, c'est un début.

BOU-GEZ-VOUS!!!

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