10 janvier 2012

Recense ment

 - Hein ?

- Je suis le recenseur monsieur, c'est affiché à la mairie. Je dois compter les habitants.

- Eh ben compte-moi, mon gars, c'est pas dur je suis qu'un, Michel Troudy: Un.

- Vous habitez seul, monsieur?

- De quoi j'me mêle !

- Je dois compter tous les habitants monsieur, là où ils habitent. C'est national monsieur.

- T'es qui d'abord ? T'as une carte ? Et comment qu'tu t'appelles d'abord, hein ? C'est vrai quoi, hein !

- Je m'appelle monsieur Hyckse, je suis écrivain c'est pour ça...

- Pour ça quoi ?

- Que ça m'intéresse de compter les gens comme vous, j'ai du temps, j'écris la nuit.

- Putain un vampire !

Kevin Hyckse est perplexe. Il pensait que ça serait une super expérience pour lui qui rêve d'écrire, rencontrer des gens, entrer chez eux, leur poser des questions. Sa tournée de recensement commence tout juste, il se dit c'est pas gagné 

Après la maison Troudy, il va passer au Petit Renard demander à louer une chambre, il sent qu'à Batbourg le temps ne va pas passer vite.

- Alors monsieur, combien de personnes vivent ici, s'il vous plaît ?

- Trois.

- Leurs noms sivouplaît ?

-  Troudy Michel, c'est moi, et pis Suzanne et Léon.

- Votre fils monsieur ?

La question émeut Troudup, Léon, son fils ? Il n'y a jamais pensé et pourtant se dit-il, ça se pourrait presque.

- Ouah ! Ouah ! dit Léon qui fait le chien pour une fois.

- Léon, dit Troudup, c'est Léon.

- Ah, ça fait deux alors.

Oui, dit Troudup, et il ferme la porte en soupirant parce que la vie est injuste. Enfin, qu'i's'dit,  c'est l'recensement qu'est injuste.


Posté par Marite de Vos à 14:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


29 décembre 2011

Dans la kvizinn

- La Patronne, dit Troudup, t'as vu, elle fait la cuisine ? J'en r'viens pas.

- Caisse-tu racontes, dit Suzy Troudy, quelle patronne? Quelle Cuisine ? Y a du nouveau au P'tit Renard ?

- Oh ben non, c'est toujours Nono qu'est l'patron, et pour la cuisine, j'en mange pas.

- Ça je l'sais, au P'tit Renard, tu bois, pis c'est tout.

- Mais la Patronne, enfin La Taulière, qu'est-ce qu'elle peut bien foutre dans une cuisine ?

- A c'qu'on dirait, dit la Myrtille Souche, si a s'rait en cuisine, c'est qu'ça s'rait un être humain.

- Pas comme nous alors, dit Léon, songeur.

- J'vois pas l'rapport, dit Troudup, dans la cuisine à Suzy, y a des robots qui triment, j'vois pas l'rapport.

- E'l'rapport, dit la Myrtille, c'est qu'al bouffe!

- Nan, c'est qu'al fait à bouffer.

- Et surtout, complète Paulette Dolstein, elle nourrirait d'autres que vous, est-ce possible ?

Ils sont troublés, dois-je les éclairer ?

Disons que je suis dans la kvizinne, l'arrière-boutique où je cultive et traite les pissenlits par la  salade et par les racines. Car si la mémoire passe par les mots, qui seraient le propre de l'homme, la mémoire et les mots, moi je crois, car il s'agit de foi, que ça passe d'abord par les lèvres, la langue, les papilles, l'oesophage et l'estomac.

- Et tout ça finit dans les cabinets et la chasse d'eau, précise encore Paulette Dolstein.

- Les déchets, oui, dit Robert Dieu, les déchets finissent ainsi.

- Pas toujours, dit Paulette.

 

Posté par Marite de Vos à 11:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

30 novembre 2011

Battons la campagne

- Eh, dit Troudup, Eh! Eh!  Léon Président, moi je serai premier ministre, hein! C'est pas con !

Que si pense Léon, si je serais président, je choisirai un premier ministre à la hauteur. Et il note qu'il ne l'est point encore que déjà il fait entorse aux lois grammaticales, ça lui fait de la peine, il se croyait au dessus des dérives du pouvoir.

- Tu prendras un Doberman dit Le Marché, ils inspirent le respect.

Léon se demande si Le Marché peut lire dans sa tête, alors il pense discrètement, Léon président ! Moi quelqu'un ! Pas question, chien je suis, chien je reste. Chien, c'est ma nature, c'est mon destin.

- Et d'ailleurs dit Troudup, Tintin, justement, je sais des trucs pas bien jolis, hein. Tintin, son effarante double vie ! C'est dans Paris-Crache en première page.

- C'était pas Tintin, dit Suzanne Troudy.

-T'as rien compris ma poule, c'est Tintin incognito, Tintin sous couverture, i zy ont donné un nom de code, mais c'est lui l'embrouille. Tu te rends compte, mon chien Président, c'est beau Le Progrès.

 

Posté par Marite de Vos à 01:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

29 novembre 2011

Léon président ! Léon président !

Les dalmatiens sont trop nombreux pour qu'on se souvienne de leurs noms. Il y a Rintintin, Lassie, Toto et aujourd'hui, Tintin qui revient.

Léon n'est pas le premier chien venu, d'ailleurs les premiers venus sont tous morts, c'est la leçon des Dix Commandements, les aînés c'est la plaie.

Fabienne Berman soupire, le sujet Léon n'est pas si fécond.

- Tant pis qu'elle dit, j'arrête.

- Qu'est-ce qui vous tient sur ce sujet ? dit Dolstein.

- C'est ce Troudup. Il veut que son chien soit célèbre.

- C'est un bon exercice dit Robert Dieu, le marché des animaux est saturé, si on pouvait l'ouvrir sur d'autres perspectives...

Bruno Ragazzi se joint au brainstorming et ça fuse. Ils lancent le tout venant, de la téléréalité sur des chiens pour des chiens, des clubs vacances, des cours privés, la chirurgie esthétique, rajeunir, améliorer, refaire les truffes molles, implants de poils...

- Pas une idée là-dedans dit Dolstein, tout est à jeter !

Une sonnerie  subliminale retentit silencieusement sous la forme des premières mesures de Carmina Burana, c'est la ligne intérieure, ils décrochant mentalement tous les quatre.

- Allo ? disent leurs inconscients, c'est qui ?

- C'est le Marché dit Le Marché avec une voix grave, éraillée qui part dans les aigus, comme celle  d'un adolescent en pleine mue.

- Oui ? Quoi ?

- Je me suis trompé de numéro dit la voix, je voulais appeler Léon.

Et il raccroche.

- Le Marché est parfaitement immature, transmet l'inconscient de Dolstein.

- On le sait disent ceux des trois autres.

- Allo, oui ? dit Léon, et après un court silence il dit non, et il raccroche, il est marteau celui-ci !

- Caisse ki dit ? demande Troudup.

- Il veut que je sois candidat aux présidentielles, il fera ce qu'il faut et je serai le prochain président.

- Ah le con, rigole Troudup, c'te blague, un chien président !

- Ne sous-estimez pas Le Marché dit Robert Dieu.

 

16 novembre 2011

Des mots = no logis

- Et pourquoi pas ? dit Astrid au docteur Tayeurt, son mari.

Lui est contre, il avait dit non pour l'astrologie. Un cabinet d'astrologie sur le palier d'un cabinet de médecin, ça prête à confusion, c'est impossible. De toute façon le Conseil de l'Ordre n'acceptera jamais.

Et comme le Conseil de l'Ordre se fiche autant d'Astrid qu'Astrid se fiche de lui, Astrid a vissé sa plaque près de celle de son mari.

La clientèle s'est partagée entre les deux spécialistes et l'interaction donna de bons résultats. Les anxieux passaient par chez Astrid avant la consultation du docteur pour savoir ce qu'en diraient les étoiles, les autres s'y arrêtaient après. Le diagnostic, disaient-ils, soyons sérieux, personne n'y croit. 

- Mais, dit le docteur Tayeurt, tu n'as pas le droit d'ouvrir un cabinet de consultation dans l'Appartement.

- Et pourquoi donc ? L'Appartement c'est chez nous.

- Mais les Autres ?!

- On verra ce que les Autres en disent, moi j'ouvre. Je dirais le passé, le présent et l'avenir, je dirais le temps.

- La météo en somme, dit Fabienne Berman.

- On peut dire ça. Je lis dans les mots le temps qu'il fait dans la vie des gens qui sont. Voici ma méthode, alors voyons par exemple je prends le mot: pontage.

Je pose pontage     je retire pont

reste age.

Bon.

Je pose pontage     je retire age

reste pont.

Bon.

Si pas pontage, l'age sans pont disparaît,

reste mort     je retire r

reste mot.

Point.

- So what ? dit Troudup, dans un état quaternaire dû à son jumelage avec un Glenfiddich douze ans de tonneau. Sans doute de là vient sa subite pratique de l'anglais.

- Oh, ben c'est facile, répond son chien Léon qui n'a rien bu. Certains vieux meurent si on ne les opère point. Le pontage permet de continuer à compter ses années.

- And so on ? poursuit Troudup qui commence à réaliser qu'il cause en briton, ça le trouble.

- Ouah! Ouah! répond Léon, ce qui veut dire ras-le-bol, débrouille-toi pour la traduction.

- Et bien, dit Tayeurt à sa femme, répond ? Dis-nous ce que ça veut dire ?!

- Peut me chaut, lance Astrid, que chacun trouve sa voie ! (et si j'enlève o, reste vie, et toc dans ta face !)

- C'est ça, dit Troudup, cause à mon cul !

Le charme est rompu, son anglais s'est envolé, Fabienne Berman barre d'un trait rouge la piste de l'apprentissage des langues étrangères par immersion culturelle. Dommage pense-t-elle, cétait un bon argument de vente, whisky, vodka, mezcal, rhum, cachaça, schnaps, calva, saké, téquila, etc. ça me saoule ces fausses pistes, je vais me torcher au tilleul-menthe.

Bref, conclus-je Berman est déprimée.

 

Posté par Marite de Vos à 14:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


08 novembre 2010

Du flan !

- Ouais, ouais, du flan, on veut du flan on en veut tous!

- Ouais, ouais, du flan, du flan ! Du flan maintenant !

Oh ben dis-donc je me dis, qu'est-ce qui se passe donc ici ?

- Il se passe, répond Léon, il se passe que l'automne tourne à l'hiver.

- Oui, renchérit Braise, Dracula la tient par la taille, oui, oui et oui, nous voulons un foyer, du feu dans la cheminée et du flan dans les assiettes.

Et moi je me dis tiens, tiens, voilà que je comprends de nouveau le Léon ?

Je le regarde à la dérobée, en me demandant pourquoi je fais ça à la dérobée, il n'y a rien à voler et personne ne me regarde en biais pour vérifier si je regarde les gens dans le bon sens.
Donc, je jette un œil au Léon et lui, voilà-t-y donc pas qu'il me renvoie un clin d'œil moqueur.

Ah! Je comprends, c'est ce Léon qui dans la vraie réalité de là-maintenant est en vérité Frédéric.

Bon, si j'étais dans un roman normal et pas dans un blog littéraire, je me laisserais aller à écrire : Là-dessus je me suis réveillée et tiens donc, j'étais endormie et tiens donc encore, tout ça n'était qu'un rêve, Braise, Dracula, Léon, moi, et les autres qui sont peut-être tous là, il y a du monde jusque dans le couloir, je ne les vois pas tous, alors peut-être ils sont tous là.

Ils sont tous là donc et je ne dors donc absolument donc point.

Je suis en pleine donkitude, l'ânerie m'anime ? Alors quoi ? Quoi et r'alors quoi?

- Alors, dit Paulette Dolstein, allez donc faire du flan au lieu de métaphysiquer dans le vide.

J'ai mis le lait à chauffer.

- Et n'oublie pas la fleur d'oranger a dit Braise et Dolstein grommelait que tout le monde savait qu'elle ne tolérait pas la fleur d'oranger.

Léon m'a conseillé de faire du flan nature à côté et les commandes ont jailli,

- Chocolat ! Café ! Vanille ! Verveine ! Violette ! Praliné !

Je faisais celle qui était mécontente de toutes ces demandes, n'empêche, ça sentait bon dans l'Appartement et tout le monde était là à attendre son flan préféré.


Posté par Marite de Vos à 18:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

30 octobre 2010

Fool foule

Panique à l'Appartement, une foule de Michel s'y presse, entourant le clavier et l'écran, assis sous le bureau, jouant dans les étagères, y en a plein le couloir, plein la chambre, dans la cuisine, ils font la queue pour les toilettes.
Inflation de Michels, pléthore, surpopulation, superlatifs michéliques.
Bref, il est trop !

- Michel ! rentre à la maison, Michel ! Michel !

- Oh, Michou, t'es dans la lune ou quoi ?

- Eh la Miche, t'es où ?

- Michel ?! Michou ? Mimiche ? Michéri, La Miche, Mimonchou, Mimi ?!!

- Ouah ! Ouah ! glapissent les Léons, eux aussi en plusieurs modèles de tailles mais sur moins de temps. Disons qu'il a une petite dizaine d'années de Léon représentés par des Léons.

Pff, je ne comprends ni ce que je vois, ni ce que je pense.

- Oh, eh ! Monsieur Troudy, que se passe-t-il ?

Et comme bien sûr il est là lui aussi, parmi les autres, il est bien embêté:

- Je suis désolé, c'est à cause de Dosltein, alors...

- Alors quoi ?

- Alors je ne sais que faire. Elle m'a laissé en pleine panade, tout afflue, je ne sais pas comment j'ai fait, tous mes mois se télescopent, je ne sais pas lesquels je suis. Il y en a même que je ne reconnais pas, celui-ci, là, en pipe et moustache, il ne me rappelle rien du tout, pourtant, c'est un moi, c'est sûr. Le petit gars, là, le Michto, c'est moi, et lui, c'est moi, ils sont tous moi ! Je ne me savais pas si nombreux.

- Quel rapport avec Dolstein ?

- Elle est en vacances.

- C'est pas gentil ça.

- Non, hein, on pourrait compter que son analyste ne vous plante pas en pleine crise de soi.

- Il faut faire quelque chose, on ne peut pas laisser tout ce monde ici.

- Ah là là, je vous jure, c'était bien plus simple quand j'étais ch'val, la vie d'épave c'est pépère.

- Je compatis, mais là, vous allez faire quoi ?

- Je n'en ai aucune idée, c'est la fin du moi,

me répondit Troudup avec un sourire que je ne lui connais pas, charmant, charmeur, et je me suis contentée de cette réponse.


Posté par Marite de Vos à 15:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 septembre 2010

Dans le noir on voit mieux

- Alors quoi? dit-il et je réponds

- Quoi alors?

Il répète et je ne peux rien répliquer. J'attends.

Il dit Marité voyons, tu sais bien que je ne suis pas ce que tu crois.

- Oui, je réponds, à tout hasard, parce qu'il faut répondre à cette question.

- Alors pourquoi cette posture ?

- Euh, ben, parce que, euh.

J'allume la lumière et je ne comprends plus rien.

- Wouah! Wouah! qu'il fait et ça ne me dit rien du tout, hein.

Dans le noir je voyais mieux, alors j'éteins et j'entends.

- Je ne suis pas celui que tu crois.

- Ben non.

- Et pourtant tu persistes.

- Ben oui.

J'en ai marre
, je vais me coucher.

C'est qui alors si ce n'est pas Léon?

En me rendormant j'ai attrapé la réponse, mais je ne rêvais pas, sa voix m'a réveillée,

- Dans la réalité, tu sais.

Je me suis entendue répondre,

- Evidemment oui je le sais, tu es Frédéric.

Mais Léon alors,
 c'est qui?


Posté par Marite de Vos à 15:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 septembre 2010

Quoi ?

- Ouah! Ouah!!

- Quoi?

- Wouah wouah wouah!!!!

- Hein?

- Wououououah!! Wouhhh!

- Désolée Léon, mais je ne comprends pas.

C'est lui ou c'est moi?
Léon est triste. Il ne remue pas la queue, il ne se gratte pas, il me regarde
, les yeux humides.

Comme un chien.

- Voyons, Léon, ne le prenez pas comme ça, vous êtes un chien n'est-ce pas.

Il me jette un regard que je ne sais pas interpréter, méchant? Déçu? et il s'éloigne, la queue molle, la laisse traînant derrière lui, veuve de son Troudup.

Mais il revient, frétillant, il se couche sur le divan, et il attend, la truffe au vent, goguenard.

Hop, hop, hop, que j'me dis, c'est la rentrée, les affaires reprennent...


Posté par Marite de Vos à 18:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

13 juillet 2010

R'évolutes partent en fumée

Ils sont surexcités par le feu d'artifice.

- Mais il n'y a pas de feu d'artifice ?

Il va y en avoir un, ça suffit à mettre des bulles dans toutes les têtes.

Moi je dis que les bulles dans le cerveau anévrisent.

- Oh, dit quelqu'un (mais qui?), pourquoi rabats-tu la joie ?

Je reconnais la voix, c'est moi qui cause.

Le 13 juillet ici, c'est donc bal, bal, artifices, fêtes et joie populaire.

- Belle occasion, dit Dracula, d'honorer le sang, têtes tranchées, têtes aux bouts des piques, révolution !

- Que oui, dit le Troudup, le peuple souverain s'avance.

Troudup est à jeun, que se passe-t-il ? J'entends le silence de Dolstein car son sourire vient jusqu'à moi, Paulette en Joconde dit comme elle sait faire, sans rien révéler, que Troudup est capable d'être un autre que ce lui-là.

- Qu'est-ce vous croyez, aboie Léon (quoi? Hein? Léon aboie?), que nous resterons tous ce que nous sommes ?

- Non, non, non, dit Astrid Tayeurt, la révolution c'est pour tout le monde.
Les planètes nous engouffrent dans leur mouvement, ça tourne, ça vire et nous changerons tous.

Parce que demain c'est 14 juillet, ils sont tous en suspension, le monde va changer de face, ceux qui ne sont rien seront tout (qu'ils disaient).

Dracula prétend qu'il ne craint plus le jour, Braise est d'accord avec lui, Alice et son Albert ont mis des chapeaux de paille, Marianne est en bain de soleil, Batbourg rutile, les Voies Obscures térébrantent, La Bernique hurle, Noé navigue en pleine lune, Bienvenue à la Fabrique est sur le point d'avoir son Frédéric et l'Appartement presque moi: tous mes pays trépignent.

Rachel Z. traduit le sentiment général, demain est un autre jour.

Je sais d'où vient l'embrouille, l'orage de la nuit a détrempé les rêves, ils sont délavés, lourds de nuages crevés, et depuis ce matin je ne sais pas qui je suis.

Que leurs volontés soient fêtes: Bingo !