08 septembre 2017

Hello ma bande !

Chers vous-moi,

Je ne vous oublie pas, vous vivez dans votre monde quand je n'y suis pas.

Mais je ne suis pas sans vous, je suis avant vous, dans l'espace de votre invention, là où, sous forme de rêves, de croyances, d'espoirs et de contraintes, vous êtes nés. Dans mon enfance.

Troudup, tu es un avatar de ce type de Richebourg mais tu es devenu la représentation d'un visage de mon père.

Léon, tu es tous les chiens de ma famille, tous ses oiseaux aussi et le dinosaure qui tous les soirs venait me rassurer dans mon lit. Il passait sa tête par la fenêtre du quatrième étage, son long cou la menait jusqu'au lit superposé, celui du haut où je l'attendais. C'est pourquoi tu sais parler.

Braise tu es moi et ma mère en moi.

Marianne, tu es ma résignation, mes échecs, mon ombre libre, tu es ma flamboyante obscurité.

Corinne s'est échappée de Rachel, Mandrake est Richard, La Rumeur est la voix sourde des Emouleuses, Dracula est mon Dracula, celui que j'étais à dix ans, allongée sous le banc de béton, saisissant au hasard la cheville d'un enfant qui jouait à prier pour mon salut.

Il n'y a pas d'enfant dans l'Appartement, pas d'enfant dans mes manuscrits-mondes, l'enfant c'est moi éternellement, vous êtes ensemble cet enfant complet.

Je compte que vous vous déployiez pour me donner le spectacle de mon épanouissement. Je coupe aujourd'hui solennellement le dense cordombilical-fibre optique qui nous maintenait dans le même corps cérébral.

Vivez ! Volez ! Créez ! Imaginez ! Inventez ! nous serons liés par la peau, par les yeux, par l'élan, le désir et la joie ! Envolez-vous, je saurai nous rassembler,

La Patronne 

 

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22 juin 2017

Quarante douze degrés dans la tête

Chaud, chaud, ai chaud, suis chaud, chaud.

Chaud, tout s'évapore, la sueur, les pensées, la salive, les larmes, tout s'envole en séchant.

Bizarre je m'dis, les Gens de l'Appartement sont évaporés eux aussi ?

Non je me dis, mais je ne les entends pas, je ne les vois pas, pourtant si, je les sens.

L'évaporation les a littéralement concrétisés, ils sont devenus petits cailloux, perles rondes, épines de pierre, ils communiquent dans une langue minérale que je ne comprends guère, moi j'ai trop d'eau dans le corps, mon cerveau irrigué ne bout pas, il soupire.

Et tiens justement, chaque soupir produit une bulle de vie qui sèche instantanément mais l'air, hein, l'air ? C'est vivant ça, c'est quelque chose ça, l'air.

Ils sont là, en suspension, leurs esprits échappés de leurs corps déshydratés, ils attendent l'embellie, la pluie, l'eau.

Ne vous inquiétez plus Les Gens, je ne vous laisse pas tomber.

J'insuffle la pensée de l'eau,  ça vous suffit pour frétiller, vous gonfler d'humidité, rejoindre vos corps redevenus pulpeux, vous respirez à nouveau, la vie reprend dans vos mots, dans vos manuscrits, tout reprend espoir.

- Tu causes, tu causes, tu ferais mieux d'écrire.

- T'as raison mon Troudup, ouvre le Petit Renard, Nono, sors les glaçons, les boissons fraîches, de l'eau, de l'eau, des bulles, de la bière, c'est ma tournée !

Et que tous Les Gens de tous les manuscrits affluent à Batbourg !

- Ah quand même, dit Nono, elle a mis du temps, La Patronne, à payer son coup !

Une foule fleurit instantanément au bar, dans la salle, sur les terrasses ombragées, Corinne Mars, Marianne Defair, Le Souche et Laprune passent derrière le comptoir pour aider Nono et c'est parti, tout le monde revit, ça fuse et ça pousse comme les fleurs dans le désert sous l'averse miraculeuse, et tiens, j'ajoute des ventilateurs géants au plafond, Nono y suspend des grands sacs Ikea pleins de glaçons dans un peu d'eau salée, fraîcheur, fraîcheur.

- Merci La Taulière ! dit La Rumeur, Merci disent tous les Gens de l'Appartement.

- De rien, c'est enfin ma tournée.

 

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29 janvier 2017

Flipp Flipp Flapp

Flipp flapp flipp flipp... Kiii ! Puik ! Kii! Ki!!!

- Wouah ! Wouah ! Léon ne sait plus parler, il redevient chien dans l’Appartement transformé en volière.

- Flishhhh ! Frashhh! Vvvvvvhh…

Mandarins, cardinaux rouges, serins, canaris oranges, jaunes, blancs, des tarins, et même deux perruches bleues, et une volée d’enfants qui courent sous les oiseaux  de toutes les couleurs, ça court et ça vole partout, Léon saute, la surprise le surexcite et lui rend sa nature, Troudup rit dans son coin, avachi dans un fauteuil, il croit qu’il rêve, Braise est ravie, Paulette Dolstein et Robert Dieu oublient de prendre des notes, tous les Gens de l’Appartement regardent ébahis les enfants et les oiseaux. 

Une gaieté sourde neige dans L’Appartement, des oiseaux, des enfants, comme si on n’avait jamais vu ça.

Le fait est, ils n’ont jamais vu ça, c’est la première fois que les enfants déboulent ici, il était temps de leur laisser de la place.

 - Ils en ont marre, dit Doudou qui ne sait pas marcher mais qui cause bien.

- Ben oui, dit Tara la petite fille blonde très frisée, ils peuvent pas s’amuser dans leur cage, ils peuvent pas courir partout.

- On a fermé les fenêtres, quand ils auront bien joué, on les rangera, dit Guigui un petit blond décidé.

- Bonjour tout l’monde, on est les gosses et eux, c’est les oiseaux de Papa.

- Bonjour les gosses, répond La Rumeur, L’Appartement tout entier, ses Histoires et ses Gens, salue les nouveaux arrivants.

Il était temps, dit Braise.

- Vont-ils s’effrayer de ma présence ? se demande Dracula qui vient quand même se présenter.

- Oh non ! dit cette petite brune d’une dizaine d’année.

La petite T. est ravie, c’est moi à dix ans, j'aime les morts, les vampires, Frankenstein et Dracula.

Me voilà renforcée, nous sommes deux Moi à présent dans L’Appartement.

Est-ce que les autres vont se montrer ?

 

11 janvier 2017

La vraie vie c'est pas d'la tarte

- La Taulière elle est où ? Corinne Mars se réjouit prudemment de mon éclipse, elle préfère l'exclusivité, c'est le genre de femme à aimer la compétition à condition d'être seule en piste.

Marianne s'en fiche, pas de moi, parce que Marianne c'est moi, n'est-ce pas Gustave ? Elle se fiche de la compétition, de la piste, de l'indifférence, elle est en dépression, ça occupe. 

- Et moi alors, dit Braise, tu crois que je me fiche de séduire ? D'être aimée ? Regardée ?

- Oh non, ça c'est sûr, je le sais parfaitement, hein Gustave ? Mais pour toi, ma chère chère, pas de challenge, ça se produit sans manoeuvre ou ça ne saurait se faire.

- Oui, sinon, pas de vrai désir, rien ne brûle qu'un feu tiède, à peine une flammèche pâle.

Alors le souffle puissant de Dracula passe sur son visage, emmêle ses cheveux, elle rougit, elle pâlit, elle flambe. Braise, c'est l'amour tout entier à sa proie attaché (merci Racine et d'abord merci Phèdre).

-  Elle se cache ? demande Corinne, elle est mal à l'aise, Braise est là, Marianne se manifeste par son absence et moi, elle voudrait que je sois un fantôme, la rémanence d'une existence passée.

Est-ce que je me cache ?

- Non, ê s'cache pas, êl'planque.

Troudup vient de donner la réponse que je ne cherchais pas, c'est ça je planque.

Mon nouveau manuscrit me fait la vie et c'est ça que je veux écrire, la vie, c'est vache, c'est pas la-vie-c'est-vache, c'est vache de me mener la vie dure sur la vie, merdalors, pour qui il se prend ce manuscrit ?

C'est mon histoire qu'il porte et il ne répond pas à mon appel ?

Ici est ma solution, mes personnages doivent venir ici, je leur donne l'adresse, je les libère. Je planque derrière les portes, je les regarde vivre au lieu d'aller les chercher partout ailleurs, dans les souvenirs, dans le passé, dans ma tête, dans mes rêves, dans le réel.

- Tête mon cul ! Souvenirs mon cul ! Réel mon cul !

- Merci Zazie, tu as mis le doigt dessus, la vie ni la vérité ne sont dans le Réel.

- Comme si on savait ce k'c'est la vérité, comme si quelqu'un au monde savait ce k'c'est !

- Tu causes, tu causes, dit Troudup, comme si t'étais pas un tyran, comme si on était libres de sortir de c'te putain de prison que tu nous as fabriquée, tu peux toujours appeler ça l'Appartement.

- Ben dis-donc, t'as la mémoire courte Alzy, qui est parti en vacances à Carraix-dans-l'Oigne? En menaçant de ne jamais revenir ? C'est moi peut-être ? Lâcheur ! J'ai cru ne plus te voir ! Maître chanteur !

- Hé! Hé ! Comme qui dirait qu'elle serait de retour dans sa petite cape et son collant-body, SuperTeigne, Notre Sainte Patronne. La Taulière est de retour Allélouuuu-yah !

- Ah ouis, c'est ça ! Eh ben je... je vais... Vous verrez bien c'que j'vais.

 

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26 septembre 2016

Sésame !!! Merde, quoi Sésame !!!

La Porte de l'Appartement est fermée.

On dirait qu'elle est coincée, ça ne s'ouvre plus. 

Merdalors, j'allais, sans intention particulière, quand je me suis aperçue que La Porte ne s'ouvrait plus ! 

J'ai fait intervenir Le Grand Serrurier.

- Mais depuis quand doit-on passer par la porte ?

- Depuis qu'une certaine Taulière a mis les bouts, eh ! Lâcheuse ! dit Troudup, très fâché dis-donc.

- Un peu que j'ai les boules, se faire effacer par son auteur, c'est dégueulasse, chu orphelin depuis des mois! De sa mère, on s'remet, mais de son Créateur ! C'est pas humain. Des mois qu'ici les mots n'existent plus, des mois de silence, des mois que dans l'Appartement personne peut plus moufter. 

- POURQUOI??! Pourquoi ? dit la Rumeur.

- Pardon, je dis, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas ce qui s'est passé.

- Jure que tu l'f'ras plus, jure ! dit Troudup encore furieux.

- Je ne peux pas, je ne sais pas si je recommencerai ou non.

- Bon tant pis, on la reprend la Pomponnette, dit Troudup plus fâché du tout. 

- Vous nous avez manqué, très chère, dit Dracula.

- Infiniment, dit Braise

Et tous les Gens de l'Appartement de gronder autour de moi comme une marée qui monte en bouillonnant un soir d'orage.

- Ils m'ont manqué aussi, je m'en rends compte à l'instant où j'écris ces lignes, à un point que je n'imaginais pas. Quelle est donc cette chose qui m'a prise et éloignée de vous, et d'abord de moi-même ?

 

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09 mars 2016

Brochettes de chiens

Recette du jour, (virgule) : (deux points) les brochettes de chien. (point)

Léon n'en croit pas ses yeux, est-il vraiment en train de lire ce qu'elle (moi) est en train d'écrire ?!

Don't worry Léon, c'est de la fiction, et même plus (ou moins ?), c'est une virtuelle représentation du reflet d'un éclat d'inspiration tombé d'on ne sait où (d'on ne sait tout). Pour ainsi dire une fiction quantique.

- Je demande, dit Léon, qu'un point important soit précisé: 100% de Léons sont contre cet article. (C'est fait mon Léon)

Les beaux jours arrivent, les barbecues trépignent, le braseros brasèrent, c’est le moment de s’inventer un style, c’est le moment de devenir quelqu’un:

Les Brochettes de chiens

Ayez un chien.

Faites un chien si vous n’en avez pas.

Pour faire un chien, lisez la note.*

- Rassemblez tous les ingrédients, enfilez les premiers sur les seconds, jetez les troisièmes, congelez les quatrièmes, s’il y en a encore, c’est de l’abus.

- A ce moment de la recette, vous disposez de plusieurs brochettes de plusieurs chiens.

(Trucs et astuces: Choisissez des chiens d’arrêt)

- A cet instant, je décide de ne pas imposer la meilleure façon de cuire les brochettes, barbecue, braséro, simple feu de bois, etc. chacun fera son choix.

- On peut manger cru.

- On peut laisser pourrir sur le muret de pierre, en prenant soin de faire une photo par jour pour fixer l’évolution de la stupéfaction** de la chair.

 (Trucs et Astuces: faire cette recette avec des poulets, des chats, des gens, des poissons, des oeufs cuits.)

 * Là je dois écrire quelque chose, forcément, à cause de * (étoile). C’est un code, il faut s’y plier (se plier à un code, j’ai déjà du mal à comprendre comment on fait, alors, donner le mode d’emploi de la fabrication d’un chien !)

*(re) Pour faire un chien, rendez vous sur les réseaux sociaux, en cherchant au bon endroit vous trouverez sur un certain site un lien vers une certaine application qui vous mènera à l’adresse d’un certain atelier clandestin.

** Je dois préciser pour les distraits, les obséquieux et les lexicophiles que j’ai écrit stupéfaction et non putréfaction. La putréfaction interviendra plus tard. Passé le moment de sidération métaphysique de la chair sacrifiée, un relâchement horizontal se produit, puis un étirement vertical gonfle le morceau de viande détaché de ses congénères, rappelant à l’esprit affolé voletant sans savoir où se poser, qu’autrefois il était l’âme d’un corps intègre composé d’un seul morceau, alors seulement, alors se produit le célèbre « lâcher prise » (en français dans le texte) qui amène naturellement et conséquemment à la putréfaction.

Je ne sais ce qui a saisi La Taulière, peut-être est-ce l'effet du Déménagement. La Taulière a installé ses Forges, ses Ateliers, ses Bureaux, ses Trucs à Fabriquer dans un autre lieu. Elle dispose à présent d'un Open Space à usage unique (le sien) et cela lui monte possiblement au Neurone.

Neurone 1er, nommons-le, Père de tous les autres.

Quant à la Mère primordiale, il faudra en dire.

 

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03 janvier 2016

E pericoloso

- Il faudrait bien le faire ! dit Bruno Ragazzi à Robert Dieu, il faudrait bien le faire ce recensement, on ne sait plus combien on est.

- On ne sait surtout pas qui on est combien.

- Quoi ? Qui on est combien ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

- Ha! Ha! dit Troudup, vlatipa qu'même les intellos izon d'la bouillie dans la caf'tière ! ça réconcilie avec la transcendance.

- Ben dis-donc dit Corinne Mars, v'là qu'le Troudup cause en langue !

- Un peu, dit Troudup, pendant qu'La Taulière était en sabbatique, j'sus allé aux cours du soir.

- Mes excuses, reprend Dieu, c'est une crise de mixage, un accès dyslectique, je voulais dire: on ne sait surtout pas combien sommes qui.

- Heureusement, dit Fabienne Berman, que j'ai gardé mes notes de cours, je peux encore traduire Dieu dans le texte: on ne sait surtout pas combien on est de Personnages à incarner le même Qui.

- Non, dit Dieu, c'est le contraire, combien de Quis pour Un seul Gens.

- Je traduis la traduction, dit Braise, qui sait ce que c'est qu'incarner le qui vu qu'elle est comédienne: Faudrait-il recenser les Gens de l'Appartement afin de déterminer l'origine de leur existence.

- Euh là ! dit La Taulière, c'est plus tordu que ça n'en a l'air, chaque Gens est fait de plusieurs Quis que je n'ai pas tous identifiés, le Qui n'est qu'une de leurs origines.

- Re Bref dit Troudup, faut nous faire des cartes d'identités infalsifiables, pour faire des contrôles infalsifiés de non-réalité. 

- Non, dit Léon, faut des pedigrees, c'est tout.

- Voilà, dit Paulette Dolstein, penchons-nous sur la généalogie.

- Attention, dit Le Qui, E pericoloso sporgerzi !

- Hein ?!! dit Corinne en se tournant vers Troudup.

- Compte pas sur moi, dit Troudup, j'entrave que dalle au boche.

 

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01 janvier 2016

Bonne année

- Enfoirée ! Pourridasse ! Saloperie ! Dégeulasse! Fosse à merde ! Face de rat! Talerd'un'k  

????????

Silence. Resilence. Brutalement Troudup a suspendu sa litanie, il écoute...

- Oh dis-donc, qu'i dit, oh dis-donc, ch'sens qu'elle est revenue, j'gueule plus dans l'vide, t'es là saleté ?

- Je suis là.

- Comment t'as pu faire ça ? Comment t'as pu ? Hein ? Comment ? 

- Chais pas, je lui dis au Troudup, chais pas, un coup d'mou ça arrive non ?

- Un coup d'mou j'veux bien mais là c'est pas un coup de mou, c'est un abandon de famille.

- Pardon.

- Evidemment, c'est facile, Pardon ! saleté d'petite enflure! Pardon ?! Pourriture de gamine, Pardon ? Ma p'tite T, comment t'as pu ?

- Faut pas pousser, j'ai rien abandonné, chuis pas v'nue c'est tout, je ne vous ai pas effacés.

- C'est pire ma p'tite garce.

- Bon, que je dis à Troudup, je ne vais pas repartir.

- Ouf, j'vais passer l'mot, mais t'avises pas de recommencer.

- Recommencer quoi ?

- La censure bordel ! Sans toi on peut pas exister, tu nous a presque tués, c'était moins une.

- C'est pour ça que je suis revenue.

Alors résonne le choeur improvisé mais vibrant des Gens de l'Appartement

La Taulière est de retour

Allelouïa

La Taulière est de retour

Elle nous aime toujours

Je suis émue mais j'ai honte aussi mais je suis revenue mais j'étais pas partie loin d'eux mais un peu honte quand même oh ben non, elle s'est envolée la honte:

Bonjour Mes Gens !

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17 novembre 2015

Portes Zouvertes

- La mort rôde dit Léon, je sens la charogne.

- C'est aut'chose dit Troudup, comme qui dirait un parfum.

- Barbouze, de chez Fior dit Gabriel.

- Ben dis-donc je m'demande à moi-même, d'où vient ce Gabriel ? Je ne me souviens pas l'avoir écrit.

- Ah! dit Gabriel, avec la voix profonde de Philippe Noiret, depuis Vendrenuit 13, c'est portes ouvertes, la littérature fleurit dans l'air de Paris.

- Ah bon ? Vous arrivez dans l'appartement tout droit depuis Zazie dans le Métro ?

- Je veux dit Zazie, c'est pas l'métro mais c'est rien chouette ici, on dirait Versailles.

- Fortiche la moujingue, dit Gabriel, elle sort de sa cambrousse mais elle connaît son histoire de France.

- Tu causes, tu causes dit Laverdure, c'est pas Louis XIV le grand en redingotte à dentelles, c'est Dracula, et la tubéreuse en rouge et or, c'est pas la La Vallière, c'est Braise!

- Ben mon neveu, dit Zazie, j'en veux tous les jours des erreurs de géographie comme ça!

- C'est pas d'la géographie dit Léon, c'est de l'histoire.

- Bois donc un coup, dit Zazie, tu diras moins d'conneries la bouche pleine.

 

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19 janvier 2015

Lapeur de l'amor

- Elle est déglinguée la Taulière, dit Troudup.

- Pourquoi tu dis ça ? dit Frédéric, elle est toujours comme ça, non ?

- Exaquette, mais jusqu'ici ça déteint pas sur les titres.

- Quoi ? Frédéric lève la tête et oui, juste au-dessus de sa tête il y a un truc écrit en gros,

- Ah ! C'est le titre, ça ?

- Ouais.

- Lapeur de l'amor, c'est un suce mamour ?

- Sais pas, dit Troudup, c'est ça la déglingue, tu te mets à écrire n'importe quoi, ça fait artiste.

- Toi tu risques pas.

- Nan.

- La peur de la mort, dit Fabienne, c'est pas compliqué, la peur de la mort, comme tout le monde.

- C'est l'effet salaire dit Troudup.

- What ? dit Frédéric qui en perd son latin, 

- Les fesses à l'air, dit Troudup, ouf, elle va mieux.

- Zéro partout dit Dracula 

- C'est l'A-peur de l'A-mort, dit Braise.

- Ben on est bien, dit Troudup, caisse ke ça veut dire ?

- Rien, ça veut rien, je dis, faute de frappe 

- C'est ça dit Troudup, faute de frappe tapez-vous des embrouilles. 

- Faut qu'ça cesse dit Louka, on va se fader la police des syntaxes, garde à nu et tout le toutim.

- Saint Taxe merdalors, dit Troudup, manquerait plus qu'on paye pour ça.

Et voilà ce qui arrive les jours de rien, jeux de mots jeux de Zozo.

- Sang sûr, dit Paulette Dolstein, le bout d'un coagule.

- Cette fois ça suffit, dit Droopy, on ferme.

Faim, feint, fin

 

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