20 avril 2014

Perle à r'bours Pâques à Batbourg

- L'abbé Phouettart dit Troudup, il est de l'assistance.

- Caisse tu racontes dit Le Souche, il est pas d'l'assistance, ses parents i sont natifs de Batbourg, le père Phouettart était garde champêtre, i nous coursait dans l'verger à Mâdâme de Lhéry prout prout.

- Il est d'l'assistance biblique que j'te dis, il est marié avec, et tu f'ras ci, et tu f'ras pas ça, et tu f'ras comme dit La Bible. 

- En tout cas dit Léon, dans l'Ancien Testament les animaux ont une journée de repos par semaine.

- Caisse qui dit Léon ?

- I dit qu'les animaux d'la Bible i s'reposent le dimanche.

- Le samedi, dit Léon.

- M'en fous, dit Troudup, va raconter ça au gigot d'midi.

- Justement, dit Léon, on est dimanche.

- Et la mère Phouettart, ê f'sait des clafoutis d'Enfer !

- Oh, le vilain, dit Troudup, il a dit Enfer, tu diras trois patés et deux aver, comme al dit La Bib. Car en vérité je te le dis, moi aussi chu d'l'assistance Bibine.

- C'est ça, dit Nono, la même chose ?

- Exak, dit Le Souche, c'est ma tournée.

 

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18 avril 2014

Permanence de l'objet contre Physique Quantique.

- Wouah wouah. Wouahwouahwouah ?! Wouah ?

- C'est pas ça, dit Léon.

Troudup est déçu mais il s'accroche

- Wouahhh wououhouhwouah... Wouhhaouhaouhhhh !!   ?

- Laisse tomber, dit Léon, c'est mort, tu n'y arriveras pas.

- Comment qu'tu l'sais que j'y arrivera pas, hein ?! T'as su parler du premier coup toi peut-être ? J'y ai pas mis du mien pour te comprendre, hein !

Léon soupire. Doit-il dire la vérité à Troudup ? Doit-il lui avouer qu'il ne parle pas ? Que c'est la seule raison pour laquelle personne d'autre ne sait qu'il parle ?

Et moi donc, dois-je révéler à Léon qu'il est vraiment un chien parlant ? 

- Oh ! Eh ! ça suffit, dit Troudup, on sait c'qu'on sait ! Qu'est-ce qu'elle croit La Taulière, qu'elle nous tient dans sa tête, qu'elle drive tout ! Quand elle vient on est là et quand elle vient pas, on est là quand même.

- Parfaitement dit le docteur Tayeurt, comme les femmes pour un macho, absentes, elles sont là quand même, dans la tête du bonhomme.

- Affirmatif, dit Robert Dieu. Le macho n'a pas pas besoin d'une femme réelle pour alimenter sa tension sexuelle.

- C'est ça, dit Bruno Ragazzi, le moyen, c'est le réel, pas l'imaginaire. Un vrai feu peut s'éteindre, un feu imaginaire crée une panique ingérable dans un sous marin.

- Wouh wouh ! Wouhouhouhou !!! Wouhouhouhouhhh !

- ça vient dit Léon, mais c'est pas du chien c'est du loup !

- C'est à cause des gonzesses dit Troudup.

- Y en a pas.

- Justement.

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11 avril 2014

Le bruit du fouet: kshhhh !

- Eh ! Oh !

- Eh ! Oh ! Eh ! La Taulière ! Eh ! Oh !

-Quoi ? Hein ? Qu'est-ce qui se passe ?

- Eh ben ma poule, on s'réveille ?

- J'dormais pas, baille Myrtille Souche, c'est pas une raison pour gueuler !

Troudup s'en fiche, il continue à appeler La Taulière, moi en quelque sorte, ce moi qui lui procure assez d'existence pour vivre, aller boire un coup au Petit Renard, balader Léon, dormir et rêver.

Depuis une semaine qu'il me cherche, je ne répondais pas à ses appels, je ne voulais rien en savoir, et puis, aujourd'hui, je réponds, je ne sais pas plus pourquoi.

- Oui, Troudup, what's up ?

- Ah ben merde alors, a s'tire à Pétaouchnock et quand a r'vient, a cause pus français ?

- Qu'est-ce qui vous arrive Troudup ? La mauvaise humeur, ce n'est pas dans vos habitudes.

- D'abord et d'une, l'humeur, c'est vous qui me l'avez collée au citron, et de deux, j'suis en panne ! Merdalors c'est jamais arrivé ! J'suis en panne, j' sais même pas c'que ça veut dire, ni d'où ça vient, ni quoi ni kaisse !

Il semble que Troudup subisse les effets de ma lente remontée du tréfonds d'où j'émerge.

- Mais kaisse kal dit celle-ci, on y entrave que dalle, d'où qu'elle émerge et son tréfonds, mais oukilest !?

- Pfff. Ce n'est pas si facile, enfin, si c'est très facile, ou alors non, c'est difficile. 

- Et bien voyons, dit Troudup, si j'en faisais autant ? Si je me permettais des libertés, si je me mettais, moi aussi, à parler d'autres langues que la mienne, dans des styles non appropriés à mon personnage, qu'en penseriez-vous ma chère ?

- Heula Troudup, ça va pas ? 

- Exaquête, hurle-t-il, faut se mettre à la page, et fissa, qu'il dit, parce que moi, j'ai des trucs à vivre et mes trucs, i'm'restent en travers !

Bref, ce n'est pas l'angoisse de la page blanche, écrire ça va tout seul, on laisse aller les doigts sur le clavier, le crayon sur la feuille, l'imagination dans la tête mais, mais, quand l'imagination prend la place du clavier, que le crayon cherche l'écran et que les doigts fouinent dans la tête, ça va moins bien.

- J'étais un peu en désordre mon cher Troudup, je me laissais aller à traîner le néant, comme on traîne la rue, mais grâce à votre intervention salutaire, c'est fini.

Pas question de vous empêcher de vivre, vous et Les Gens de L'Appartement, dès tout de suite je me mets à l'oeuvre sans plus d'état d'âme.

 

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03 avril 2014

Casting

- Donc, dit Braise, il y aurait un casting en cours ?

- Oui, je réponds, un casting de caractères.

- No problème.

Je suis dans ces questions du début qu'il faut éliminer pour avancer. je ne vais pas aller par là, mes personnages sont définitifs, seuls leurs caractères peuvent bouger, pas eux.

- Que tu crois ma poule, et pourquoi tu changerais pas, hein ? Tout le monde change, même toi, même moi,

- Mais c'est qui, toi ? je demande.

- Moi ? Ben c'est toi, toi et moi on est un dans un seul caractère tu vois,

- Sans compter les autres, ajoute un moi de passage, un moi volatil, né de l'instant dans ce petit passage entre le sentiment d'un trouble et la question qui fuse.

- Ça suffit je dis, ça suffit, je prendrai ce qui viendra,

- Epicétou, dit Troudup, foutez-y lui la paix à La Patronne, voyez pas qu'elle doit bosser ? 

 

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28 mars 2014

The damned Cabane

Drame à Batbourg, le maire a appelé les secours, la presse est sur place: 

Des nains de jardin écrasés par une tondeuse emballée.

Nos équipes sont sur les dents pour vérifier toutes ces informations.

Dernière minute   un des nains serait sorti du coma, ils ne sont pas morts !

Dernière seconde le nain a parlé.

1. Il ne serait pas de jardin. 

2. Il ne serait pas nain.

3. Il serait un humain normal compacté par une tondeuse folle.

Le juge d'instruction demande la reconstitution des faits.

(- Léty pas con çuici, dit Troudup, ed' vouloir en r'faire encore, des nains !)

Le nain avance à petits pas vers la cabane de jardin, il sort une petite clef de sa petite poche, il l'introduit dans la serrure du cadenas, la clef est happée, impossible de la sortir.

Un serrurier défonce la porte, le nain trépigne, le juge ordonne de pénétrer in the susdite cabane exactement comme dans son témoignage. 

Le nain avance, son courage force l'admiration, il est entré, le juge le suit, mais depuis, aucune réponse aux appels

: Que se passe-t-il à Batbourg ? 

Le substitut suit le juge qui a suivi le nain in the damned cabane. Caramba ! le substitut ne répond plus !

Tous les journalistes présents s'engagent alors dans le quadrilatère maudit, il devrait être plein depuis longtemps, déjà soixante-deux personnes ont pénétré dans the damned Cabane !

: Que se passe-t-il à Batbourg ?

L'info passera, rien ne nous empêchera, le correcteur et moi-même, de faire notre devoir, nous partons avec la webcam, tout le Net saura tout. 

Nous voici sur les lieux du mystère, rien n'alerte la conscience, nous voyons des pelouses tondues, des massifs de fleurs rouges, des tulipes jaunes, des caravanes, des cabanes de jardins coquettement éparpillées près de petites maisons proprettes et bien entretenues.

Voici The Cabane, 

- J'aperçois un indigène, il porte une grosse chaussette bleue sur la tête, ah non, c'est un bob mou, bleu, bon.

- Monsieur ?! Madame ? S'il vous plaît ! Il s'enfuit à notre approche, mon correcteur le suit.

- Eh! Richard ! Reviens ! Reviens !  Le public a le droit de savoir ! Tant pire, j'y en veux pas, j'peux même vouzy dire que j'le comprends, faut assurer l'avenir du futur. Escusez l'espression un peu relâchée que j'vous entretiens, mais sans correcteur, j'arrive pu à faire dans la prose correk. Comme je disais taleure faut y aller alors j'y va.

: Que se passe-t-il à Batbourg?

- Ah! Putain d'bonguieu de bon guieu de putain ! Je crois pas asse que mes yeux i voillent, y sont tous dev'nus nains ! Putain de putain de putain de pute borgne, faut que j'me barre de là avant qu'd'ête rétréci itou ! Vain dieu, j'arrive pu à pousser la porte, j'ai beau pousser et pousser, j'peux pu l'ouvrir! J'su fermé eud'dans!

- Putréfaction, y sont tous redev'nus normaux, y sont tous grands comme moi à présent! Euh non ! c'est moi que j'sus p'tit! Putain ed'merde ! Envoyez du s'cours vous zôtt kêtes déhors, ou au moins, envoyez-y nous eul'correcteur pour qu'on pusse vous causer normal !

: Que se passe-t-il à Batbourg?

- Franchement, dit Louka, vous croyez vraiment que ça justifie l'envoi de la Brigade des Affaires Bizarres ?

- Fais pas ta sucrée, dit Troudup, c'est l'Apocatastase des Cons qui recommence, La Taulière s'est remise au boulot, alors vazy ma Poule, tout le monde sur le pont, y a du taf.

- Chouette, que j'dis à mon tour, les affaires reprennent.

 

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10 mars 2014

Sagesses de l'Appartement

Troudup suivait Léon qui errait sans penser rien.

Il sont entrés dans l'Usine, ils ont tourné à droite dans le hall d'entrée, ils sont passés par la Salle des Pendus où sont encore accrochés au plafond les bleus des ouvriers qui sont passés par là, et c'est comme ça qu'ils sont arrivés dans le brain-storming desk où le staff de Transmen Génétiks est en pleine action.

- On ne peut pas dire qu'une chose n'existe pas tant qu'on ne l'a pas vue, dit Robert Dieu.

- Sans foi sur le métier remettez votre ouvrage, répond Fabienne Berman.

- J'y ai trouvé mon conte, dit Paulette Dolstein.

- Oh Eh! Arrêtez avec ça, ou alors tant qu'on niais, moi je suis ingénieur du fion !

Ils sont saisis par le talent naturel de Troudup, sauf Paulette Dolstein qui en a vu et entendu bien d'autres.

Troudup s'endort souvent sur son divan, chez elle il parle en dormant alors que sur la table d'examen du docteur Tayeurt, il s'endort en parlant. Un jour, il l'a appelée Paulette Holstein, stade oral a pensé Paulette, il rêve un sein généreux.

- Ingénieur du fion... ça laisse Ragazzi songeur, ça pourrait vendre, dit-il,

- des apéritifs suppositoires ? propose Fabienne Berman,

- Pourquoi pas, répond Robert Dieu, aujourd'hui les trous du cul sont des vedettes.

Paulette Dolstein ne dit rien, elle note, montrer ce qu'il y a derrière, qui nous pousse et qui nous suit. Oui, se dit-elle, c'est le retour du refoulant, le retour du Grand Ça-Qui-Pousse 

Le__a_qui_pousse

Vil Brequin, alias Le Ça-Qui-Pousse 

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02 janvier 2014

Over the rainbow

Huit, quel beau chiffre pense Nono en alignant les carafes sur le comptoir, beau parce qu'il appelle le neuf.

- Car Huit n'est pas complet, en vérité Je vous le dis, pense le Père Phouettard grisé par le vin de messe qu'il a préféré boire que jeter pour clore le compte fournitures 2013.

En Vérité il nous le dit, Huit ne saurait représenter quoi que ce soit, sauf, en l'allongeant, oui, en l'allongeant, bon sang, bon sang, en la longeant Huit devient le Tout, qui n'a ni fin ni commencement, Huit debout n'est rien, Huit couché est Le Rien, Le Tout, l'Infini. Quand il est sous l'emprise, le père Phouettard flirte avec les hérésies.

- N'empêche répond Nono tout haut aux développements muets du curé de Batbourg, avec neuf carafes, j'ai l'Arc en Ciel en mieux:

El Diablo

                 Godfather

                                      Japanese slipper

                                                                       Grasshopper 

                                             Nuage bleu         

                 Indigo cocktail              

Purple  Mojito                                                                                                                   

A quoi il ajoute noir et blanc parce que les sept couleurs de l'arc en Ciel ne suffisent pas, dixit Nono, à traverser la dernière nuit de l'année.

Irisch Coffee et Russe blanc  

 - Un demi et qu'ça saute !

- Ah ben non, répond Nono à Troudup, tu vois pas qu'j'ai hissé les couleurs ?

- J'peux encore prendre un apéro avant de boire ou bien ?

Nono sert une pression, Troudup est un homme bien élevé, il boira de tout.

 

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31 décembre 2013

Danse, danse, danse

- Quoi de neuf ?

- Les Muses, répond Lucien Übernix, distraitement, concentré sur le dossier Tristan, les Muses sont neuf.

- Et les Musettes alors ? lance Troudup depuis il ne sait où, encore ivre de Noël. Hein! Où qu'a sont les Musettes, et de qui et de quoi ? Hein ? C'est qui leur mère, c'est qui leur parent, et alors hein, et quoi ?

- Depuis Noël ? dit Bruno Ragazzi.

Il pense qu'une consommation à la demi-vie si lente n'est pas raisonnable, il faudrait que Troudup aie nécessité de reproduire l'achat d'ivresse plus souvent. Une semaine, c'est trop long. Mais comment promouvoir l'alcool ? Une idée fuse, l'alcool sans l'alcool, un produit qui procurerait les mêmes effets, comme... comme... la drogue ? Non, autre chose, autre chose...

Lucien Übernix reçoit tardivement l'information que Troudup a lancée.

- Les Musettes, mais oui, murmure Übernix dans le coin de son cerveau dédié aux dévoilements, les Musettes c'est ça !

Oui, c'est ça qu'il cherche, le déclic qui produit la lumière dont il manque depuis des mois, depuis les débuts de la Recherche Tristan. Ils ont fouillé l'ADN, l'environnement, la culture, ils ont fait le tour des abords, du centre, des périphéries, des satellites, ils ont tout décortiqué. Et si c'était ailleurs, et si ça n'était pas dedans?

C'est ça, c'est ça, ce serait dans une annexe, il y aurait un réservoir du ça du corps, à l'instar de l'inconscient il y aurait ce ça-là, dans une Musette, qui attendrait qu'on y puise, pour boire aux sources de l'origine, un autre code. La Musette serait un attribut.

Tristan n'était pas fait que d'ADN, de chairs, d'os, de son éducation, de son temps, de ses expériences, de son atmosphère, il y aurait ça, dans la Musette, qui n'est nulle part ailleurs, qui n'existait pas parce qu'on ignorait que ça existât, La Musette, La Musette !

Lucien Übernix danse de joie, comme un ours élégant, il danse, cet homme grand, lourd et solide, il danse comme un elfe, il danse avec son esprit.

Et moi, Marité de Vos K, je contemple puis je me joins à la danse du dévoilement, et Troudup aussi, et Braise, et Louka, Dolstein, Melle de Lhéry, Dracula, Mandrake et Marianne, Tristan I, II, III, tous les Tristans, Suzy, Fabiola, Laprune, tout Bourg-Lez-Nains, Nono, Corinne, Fabienne, Robert Dieu, les deux Rachel, les deux Albert, tous les Gens de l'Appartement, tout le monde danse, danse, danse.

 

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21 décembre 2013

Le Père Noël et le Petit Renard

Père Noël, je voudrais... non, Troudup raye son début et reprend le brouillon.

-Monsieur Noël... caiss't'en penses ?

- Ben, c'est trop court, répond Nono derrière le bar.

- Ah pi merde, je vais te le dire, j'l'écrirai plus tard. Bon, alors... Monsieur Noël, c'est pas mon habitude de vous écrire vu que jusqu'ici je croyais pas trop à... à...à...

- Ben à quoi tu croyais pas ?

- Ben à lui, mais ça s'dit pas, alors, bon, euh, Monsieur Noël...

- Oh ! ça va, ça c'est bon, Monsieur Noël, bon. 

- Cher Monsieur Noël, on ne se connait pas personnellement mais après quinze petits ricards, j'ai l'impression que si.

- Eh dis donc, tu vas pas lui écrire ça hein, parce que mes ricards, j'te f 'rais dire, ils sont pas petits, non mais quoi, et pis quoi, et qui, non mais !

- Mais t'es con, c'est pour y dire que je bois pas tant que ça mais qu'i faut avoir bu pour y croire sans y dire que j'y crois pas.

- Oh là là! Depuis que tu fréquentes Her Professor Dolstein, t'es dev'nu Sicologue.

- Mais qu'il est con çui ci, tu sais donc pas que le Père Noël, c'est un père la morale, tu sais donc pas qu'il est sourd du cul ? Faut lui emballer le truc façon suppositoire, sinon, y r'jette.

- Ah la vache ! c'que t'es intelligent après quinze bons gros ricards barraqués. Moi c'est l'contraire, y a pu d'lumière.

Et Nono tombe endormi sur son comptoir.

- Fhhhhhh, soupire Troudup, il hésite et puis il fait un dessin de sa commande au Père Noël, des courbes, un regard compréhensif, de l'amour, de la bienveillance, et dans son état de... décontraction dirait-il, ça donne une chose abstraite, ou plutôt, déconstruite, qui pourrait évoquer un être qui se situerait dans l'échelle de Darwin entre Léon remuant la queue et Suzy en porte-jaretelles.

Et il rejoint Nono, s'endormant brutalement comme un cheval abattu, mais plein d'espoir.

 

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09 juillet 2013

Vacances

- Ben, dit Troudup, c'est les vacances !

- Mais pas dans l'entrée !

- C'est les vacances partout ! qu'il dit encore, têtu.

- Mais le hamac, pas dans l'entrée !

 Je ne sais pas pourquoi j'insiste... il a raison, c'est le meilleur endroit.

- Ben oui, personne passe par l'entrée, et les petits courants d'air qui coulent par dessous la porte, ce serait donnage de pas en profiter.

Il transpire à nouer les cordes du hamac, en bermuda, pieds nus, le Marcel tendu, il sent l'air rafraîchir sa peau humide, il est content.

Léon le regarde sans rien dire et va lentement se coucher sur le seuil. Il absorbe toute la fraîcheur, ses poils frémissent, il se dit, c'est ça la vie de chien.

- J'm'en fiche, dit Troudup, y a la serrure. Hier, c'était bouché, j'y ai craché un bon coup et hop, roule Raoul, c'est reparti.

- Pourquoi pas partir ? je lui demande.

- Partir pour quoi faire, j'ai l'hamac, j'ai l'courant d'air et pour voir du pays, y a pas mieux que L'Appartement.

 

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