02 mai 2011

Tablier de sapeur

Le tablier de sapeur est aussi le nom donné à la masse de peau qui pend, jusqu'au bas des cuisses parfois, des obèses qui ont beaucoup maigri.

Il couvre le ventre, les cuisses et le sexe, comme au sapeur son épais tablier de cuir.

Le 14 juillet, la légion défile, avec en tête le fameux sapeur au tablier.

Voilà les biffins disait le petit garçon père à leur apparition sur l'écran de la télévision. Il chantait avec la fanfare :

Tiens voilà du boudin, voilà du boudin

Pour les alsaciens et les lorrains

Pour les belges y'en a plus

Pour les belges y'en a plus

Car ce sont des tire-au-cul

Il était belge. Je n'aime pas le boudin.

Il est une clinique spécialisée dans l'éradication des tabliers de sapeur.

Elle répare les méfaits de la nature, On y enlève la peau qui pend, On la retend sur le ventre puis On recrée un nombril à Ceux-qui-en-ont-les-moyens.

Les autres peuvent s'en faire tatouer un et parfaire l'illusion avec un piercing.

Les Gens de l'Appartement voudraient-ils savoir que j'aurais un nombril ?

Alors j'échappe aux papirrazzias, Celle-Qui-Coud prend le relais, elle a pondu à la machine des nocturnes ovipares.

 

trio


Cordon coupé, nombril supposé, origine masquée


 

 

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01 mai 2011

A-t-elle un nombril ?

Le professeur Übernix ne dira que ce qu'il veut. Et il le dira quand il voudra. Louise Kowski croit qu'elle peut le convoquer, l'interroger, exiger et savoir. Elle croit ce qu'elle veut, lui, ça l'indiffère.

- Secundo, annonce-t-il, Marité de Vos K, 

- Pourquoi vous commencez par le secundo ?

Kowski ne prend pas de notes, elle reprendra l'entretien sur le blog de l'Appartement, inutile de s'encombrer. Elle ne sait pas faire deux choses à la fois, écouter et réfléchir. L'écoute libre ouvre aux associations d'indices beaucoup mieux que la lecture de notes.

- Le primo c'est l'Origine du Monde, avant la création, avant que la première cellule ne se forme puis se divise. Le primo ne vous intéresse pas,

- Avant la création ?

- Avant la naissance de l'idée même de création, avant toute conception. Je disais donc, secundo, le premier fait notable pour vous, la concernant, est qu'elle est la fille d'un petit garçon.

 

Jean_et_son_p_re

Le père est un enfant, le grand-père est un homme, et il y a ce cheval.

- Un peit garçon ?! Et la mère ?

- Comment un enfant peut-il faire un enfant ?

- Mais enfin, elle est née La Taulière, et pas dans un manuscrit ! Kowski s'énerve, Übernix s'en fout.

- En effet, elle est née à l'hôpital.

- Il y a eu accouchement, des cris du sang, pas d'imprimante, pas d'encre. Il a bien fallu un échange de fluides.

- Rien d'inattendu, elle a un père, une mère. Elle est comme tout le monde. Sauf pour l'essentiel bien sûr.

Kowski sent la colère l'emporter, elle se calme, elle parle lentement:

- Que signifie "essentiel" pour vous ?

- Pourquoi ne pas demander ce que j'entends par "comme tout le monde"? C'est là qu'est la Question non, qui est Nous, d'où vient Elle ?

- Professeur Directeur Scientifique Übernix, mes enquêtes ne sont pas des recherches métaphysiques, je me contente des faits, mobiles et conséquences.

- Hélas, ma chère, le Sujet ne nous permet pas cette échappatoire.

Kowski a compris, il me roule dans la farine, mais il finira par me dire ce que je veux savoir.

Mais pas moyen de se fixer sur ce qu'elle veut savoir, parce que des mots surgissent dans sa tête, dérobade, expédient, excuse, subterfuge, faux-fuyant, esquive, ah oui, esquive!

Übernix est parti à la faveur de cet embrouillage d'aiguillage. Stop, stop à l'esquive, choix du but.

Serait-il aussi spécialiste de la fuite par enfumage ?

De son cabinet de Batbourg, Dolstein s'amuse, elle connaît l'oiseau depuis longtemps et adhère à la méthode Übernix: déstabiliser pour visser la complexité au coeur de la réflexion.

Kowski, pauvre fille, croit à la simplicité. La simplicité ! Comme si c'était possible.

- A-t-elle un nombril ? note Kowski sur son carnet de flic.

 

 

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13 avril 2011

Une vie en kit

Trouvé sur ebay cette annonce dans une rubrique Tout faire soi-même: une vie en kit.

Fin de la vente, minuit ce soir, 595 euros 50, quarante-sept enchérisseurs.

Je l'ai mise dans mes affaires à suivre.

Depuis je cherche sur Internet combien ça vaut,  je ne veux pas me faire avoir. Contrairement à ce que disent morales et religions, toutes les vies ne se valent pas.

J'en ai trouvé une masse incroyable, dans des blogs de tous genres, dans les sites des journaux et radios, au rayon faits divers, dans les sites people, partout, partout, partout les vies s'offrent en vrac au passant connecté.

Je constate que la vie (des autres) ne vaut rien, il y en a trop.

Je vais garder la mienne qui ne vaut ni plus ni moins que celle des autres, et je ne vais pas la laisser se faner dans les dossiers médicaux, procès verbaux d'audition, extraits de naissance, de mariage, écrits certifiés conformes et autres compte rendus d'enquêtes.

Ma vie, c'est moi qui l'écris.

 

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12 avril 2011

Pisser plus pleurer moins

Il y avait cette émission de télé, dans les années... euh ... vers 1960 je suppose, (tous mes souvenirs, je les ai rangés par là).

Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Que font-ils ?

Je cherchais qui, je me demandais ce que ces gens faisaient dans la télévision. Est-ce qu'ils n'avaient pas une vie ailleurs ? Est-ce qu'ils étaient payés pour ça ?

Je n'avais pas compris que c'était des silhouettes fabriquées.

Les Gens de l'Appartement jouent la même histoire, où vont-ils, que font-ils, qui sont-ils ?

Messieurs dames et demoiselles et chiens et tous êtres vivants dans mes manuscrits, et maisons, rues et  jardins,  ciels et fleuves, enfin tous les mondes assis dans les pages, il faut vivre vos vies dans votre ailleurs, pas Ici.

Louka, Braise, Dracula, Troudup, Alice et tous les autres, cessez de vous occuper de moi, retournez chez vous.

- Tu vois, dit Frédéric.

- Je vois quoi?

- Ce que ça fait d'être l'objet et le sujet, d'être sélectionné, observé, étudié dans tous les coins, de finir collé aux pages d'un manuscrit, dans la vie où tu es cloué par un auteur ? C'est ton tour.

- Ah mais non, je ne suis pas le sujet, je suis le Créateur.

- Toute créature finit par dépecer le Créateur, pour voir comment c'est fait dedans, comment ça fonctionne, au risque de ne pouvoir remonter la machine.

- Moi je ne fais pas dans la métaphysique du personnage, dit Louka, je suis flic, je ne manipule pas les idées mais le concret. J'ai les rapports d'hospitalisation de Marité de Vos K, mais Dolstein ne veut pas les interpréter.

- Je n'interprète pas, dit Dolstein, les faits mentent toujours, traduire c'est réduire l'autre à soi.

Louka soupire, agacée d'être d'accord, elle lutte en permanence contre la tentation de résoudre les enquêtes avec ses propres raisons.

- C'est bien d'avoir des principes, répond-elle à Dolstein (elle ne dira jamais qu'elle est d'accord avec elle) mais je fais quoi ? Des études de médecine ?

- Madame la policière, dit Frédéric, pourquoi n'allez-vous pas chercher plus loin ? Il y a des Gens ailleurs qui pourraient vous répondre. Tu as remarqué, dit-il pour moi, que certains ne sont jamais venus dans l'Appartement?  La Porte n'est pas ouverte pour tout le monde ?

Louka se tait, patiente, et moi, je suis bien embêtée,

- Oui j'ai remarqué, certains ne sont pas venus.

Je voudrais bien que cette conversation s'arrête là, mais c'est Frédéric, je ne peux pas lui répondre  par le silence. Il se tourne vers Louka qui a sorti son bloc, prête à noter,

- Oui ? Vous avez des noms à me donner ?

Mais ce n'est pas Frédéric qui répond, Frédéric s'est fondu dans ma tête, il ne veut pas me forcer ni me décortiquer, lui. C'est un autre qui entre pour la première fois dans l'Appartement.

- La Fabrique a besoin de vous, Marité de Vos K, dit-il, vous avez des obligations n'est-ce pas ?

- Oui j'ai ces choses à terminer.

Oui je dois me remettre et m'y remettre, oui il y a La Fabrique, le Projet, faire revenir les disparus qu'on n'oublie pas.

- Bonjour professeur Übernix. Je ne vous ai pas oublié savez-vous.

- Je sais. Et il tendit la main vers Louka qui lui remit sans hésiter mon dossier médical.

- Au moins, on n'en finira après ça, non? demandais-je, tendue et pas contente de le montrer.

- Oui, nous pourrons passer à autre chose, dit-il. Je ne comprends pas que vous n'ayez pas fait la relation avec le Projet Frédéric.

Sa remarque me saisit, je n'y ai pas pensé ?

- Je ne comprends pas non plus comment j'ai pu négliger ça.

- Nous en reparlerons n'est-ce pas ?

- Oui, j'ai dit, nous en reparlerons.

Et de mes Issus qui sont aussi la relation de Frédéric à moi, de nos vies à nos disparus.

- Meeeerde ! dit Troudup, meerde, la mort y en a marre, feriez mieux de boire plus et de parler moins ! La vie, la mort, tout ça, c'est que d'la bibine tiède, buvez-là fraîche, vous pisserez plus vous pleurerez moins.

- Il n'a pas entièrement tort, dit Dolstein. Alors, Monsieur Troudy, où est passé Léon ? Ça fait longtemps qu'on ne l'a pas vu. Et ils s'évaporèrent tous les deux en passant La Porte de l'Appartement.

Übernix et Louka sont partis en discutant, effacés en un instant et moi, j'étais dans mon bureau.

Ah ! Ah! Moi je suis là en vrai, pensais-je tout en doutant de la réalité.

 

10 avril 2011

L'Enquête

Louise Kowski, dite Louka, a commencé la recherche.

- Vers une heure du matin, La taulière s'est absentée, j'entre dans sa tête.

J'arrive en plein rêve.

Elle est dans un hall d'aéroport.

Trois hôtesses de l'air barmaid ignorent ostensiblement les clients.

La Taulière râle:

- La Sarthe est réputée pour ses andouilles mais là, vous dépassez le niveau, faut arrêter l'entraînement.

-  Je sens que La Taulière sent ma présence, j'évacue les lieux pour ne pas être repérée. Mes premières conclusions sont que La Taulière est en forme.

- C'est un rêve, dit Braise, il faudrait voir dans le réel.

- Comme si on savait ce qu'c'est le réel, comme si quelqu'un au monde savait ce qu'c'est!

- Écoutez Dosltein, réponds-je, agacée, c'est facile de jouer les Zazie, ce serait plus utile de faire un commentaire sensé.

Dolstein s'en fout,

- J'ai dit ce que j'avais à dire, à vous d'en trouver l'usage.

Là-dessus elle s'évapore, mais, bon, elle a raison, c'est quoi le Réel ? C'est où ?

Troudup, les yeux ronds et injectés d'éclairs rouge vif, répond que c'est moi le flic.

- Allez vous coucher, lui dit Dracula, dégouté.

- M'approche pas, vampire, me touche pas !

- Aucun risque, à l'œil nu vous êtes impropre à la consommation.

Mais Troudup s'envole quand même à grande vitesse vers Batbourg.

- Bref, conclut Louka, même s'il faut confirmer, les premières conclusions sont positives, La Taulière va bien.

- C'est à dire, précise Braise, elle va comme avant.

- Je préfèrerais, dis-je à l'intention de Louise Kowski, que vous cessiez vos incursions dans ma tête.

- Je comprends, répond-elle, mais il faut ce qu'il faut.

- C'est ça, ainsi va la cruche et il ne faut pas ce qu'il ne faut pas, assez de clichés, brisons-là.

- Maintenant, dit Braise, on peut dire qu'elle va bien dans le Réel aussi.

- Alors, je continue à enquêter ou on arrête les frais?

- Continuez, dit Frédéric, mais concentrez-vous sur la réalité au lieu d'explorer ses rêves. Laissez ça aux spécialistes.

- Bravo ! s'exclame Dolstein depuis son lointain, voilà des paroles sensées.

- Ah non ! soupire Louka, c'est quoi la réalité, c'est où ?

- Retournez à la base, dit Frédéric, le bloc opératoire, la dissection aortique, le Signifiant outragé.

- Chercher le coupable, chercher à qui profite le crime, le mobile, les suspects, les alibis. C'est OK pour moi, ça c'est du concret, j'y vais.

- Dis-donc, que je dis à Frédéric, il faut que je meure pour que tu te repointes?

- Ben oui, la vie n'est plus notre seul lieu commun.


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05 avril 2011

Everybody but me

La troisième personne

J'ai écrit un titre: La troisième personne, et j'ai coché la case brouillon pour y revenir plus tard,

Dans l'instant

Je n'ai pas le temps,

Je pars

Pour un' prise de sang.

La machine me répond: Erreur. Votre message est vide. Le titre ne suffisait pas, tant pis.

Je pars au labo

Il fait beau

ou bien

Il fait beau

Je pars au labo ?

24 heures après, je relis mes vers pas assez libres, et j'y vais, fini les détours, c'est pour aujourd'hui.

La raison de la troisième personne du titre, c'est mettre hors jeu la personne qui cause.

Non, Je n'est pas un autre, Je est je mais Soi c'est n'importe qui, sauf moi.

Moi et mon Soi donc, étions attablés dans un restaurant vietnamien, en conversation avec RL, le psychanalyste qui mena mon analyse.

Je reprochais à la psychanalyse en général et à ce groupe d'excellentes personnes que RL organise et anime, de ne pas mettre le corps à sa juste place.

Le corps, disai-je, est au moins aussi important que le langage. Mon corps je ne l'ai pas, je le suis, sans corps je ne suis pas née, quand mon corps mourra je disparaitrai en même temps que lui.

A cet instant mon Soi et moi avons senti des papillons dans notre oesophage. Mon moi dit Je ne me sens pas bien, à quoi RL ne répondit pas, buvez un verre d'eau ça va passer mais, j'appelle les secours.

Quand les secours arrivèrent, mon corps gisait sur le carrelage, mon Je, très objectif et presque parfaitement détaché du Réel de l'évènement, s'appliquait à décrire les symptômes, très alarmants, et à informer les pompiers que ce corps ne souffrait d'aucune allergie.

Mon Soi, goguenard il me semble, observait la scène, mais pas de très haut contrairement à ce que décrivent les revenants de Near Death Experience.

Pas de lumière vive, pas de vision d'ensemble depuis le plafond, pas d'appel du Ciel, pas de haie d'honneur des chers disparus. Mon Soi savait peut-être que j'étais en train de mourir mais pas moi.

Nous n'étions pas trop de trois pour vivre cette expérience.

Point, fin de la première partie. Le drame est en cours.

Tout comme Phèdre a lancé sa tragédie en avouant son amour incestueux, lui donnant ainsi corps (ah tiens, corps hein!), j'avais ouvert la voie à la mienne en donnant corps, par la parole aussi (damned!), à ma mort.

Tiens, m'a-t-il renvoyé dans son langage de corps, tu ne crois pas à la primauté du Signifiant?  Tiens ! Prends celle-ci dans ta face.

Traduction: voici qu'est déclarée une dissection aortique aigue, affection autrefois mortelle à coup sûr mais qui tue encore vite et beaucoup.

Aux urgences de l'hopital Cochin le diagnostic a été fait très vite. Nous avons, le corps, moi et mon soi, été envoyés tous les trois au bloc opératoire de La Pitié Salpêtrière où nous avons été accueillis par un homme masqué et une piqûre. Arrivée sur la table d'opération, Je lâchai prise.

C'est dans ce lieu et dans ce temps que je suis morte. A l'instant et au lieu Là, ce Soi a pris les rênes.

Pour mieux dire: Je est morte, un Elle/Soi a pris la suite.

L'instant de ma naissance est précis, 6h45, Paris 12ème, celui de ma mort tout aussi précis, 1h30, Paris 13ème. Une vie commencée dans un hôpital après une nuit de bal de 14 juillet, terminée dans un hôpital après une soirée, avortée (eh oui) au restaurant, c'était très cohérent.

Ce qui l'est moins, c'est que ce soit en train de s'écrire.

Que S'est-il passé, que Se passe-t-il ?  A la première personne, à la troisième ? Au singulier ou au pluriel ?

Bref: y-a t-il un narrateur dans le récit ?

 

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03 avril 2011

Le Ça-Qui-troue

Le docteur Chauze proteste, Louka de même, et Braise, et Dracula ne sont pas d'accord, ni aucun d'Eux, tous les Gens de l'Appartement revendiquent des informations détaillées.

Ils sont tous leurs raisons. Pour Chauze, des raisons médicales, il veut du précis, Braise veut savoir ce que j'ai ressenti, Dracula veut savoir où est allé le sang, si j'ai reçu des transfusions, Dolstein est parmi les rares à ne rien demander, pour la raison qu'elle en sait beaucoup et surtout qu'elle compte que ça vienne en son temps, Berman et Ragazzi sont simplement curieux, Mandrake est le seul à s'en foutre, peut-être qu'il aurait été content d'avoir disparu au bloc avec moi, ou avant, dans le camion des pompiers ou après dans celui du samu.

Tous, tous réclament, exigent, tempêtent. Ils viennent à tout moment, intempestifs, ils font intrusion dans mes rêves, mais ils viennent aussi aux heures de visite pour exiger leur livre de chair.

Alors quoi ? Je les aurais décortiqués, écartelés, étripés, je les aurais cloués aux portes des granges, des églises et des librairies, je les aurais offerts tout crus à tous les vents et moi, j'y échapperais?

Je pourrais ne rien dire sur moi, mes sentiments, mes terreurs, mes désirs?

C'est ça l'égalité?

La voilà celle-qui-dit je suis comme Eux, tout pareil, je ne suis pas pour de vrai La Taulière, je ne suis maître de rien ni de personne ?

Pourquoi Marité de Vos K aurait-elle ce droit exorbitant et pas Nous ?

Leur révolte m'impose réflexion.

Je ne sais que dire dans l'instant, mais je crois avoir un indice.

Peu de jours avant le Grand Evènement j'avais acheté sur une impulsion un objet dont je n'aurais su que faire.

Il a pris depuis à mes yeux (à mon coeur) des allures de présage: les attributs d'un Signifiant maître (de ma vie).


_a__a

Le Ça-Qui-troue


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