11 juillet 2013

Odeurs, parfums, plaisir d'essences

Les parfums imprègnent l'air de L'Appartement. Ils sont ailleurs pourtant.

Quelque chose d'eux reste là qui fait lien, comme un arc, comme un pont entre ici et là-bas.

Benjoin, myrte et savon de Pilate.

Encens, fleur d'oranger, et ces huiles parfumées qu'on met dans les cheveux.

Thé, bergamotte, et l'odeur âcre et musquée de la crème que le Diable a donné à Marguerite, mélangée à l'enivrant parfums des sueurs de son corps nu.

Et flottant légèrement par dessus tout, les fumées de papier d'Arménie léchant le liège de la chambre de Marcel P.

Moi je suis en Perse, dans les Nuits, et je suis aussi ici, dans L'Appartement. Je respire tout, j'entends tout, musiques d'Orient, de Russie, musiques de chambre, parfums capitons qui m'enrobent et me protègent, comme une camisole de force douce.

-Eh! Eh! lance Troudup depuis l'hamac, faut pas oublier le pastis, parce que que le pastis, c'est la vie aussi, comme le reste.

Oui, l'anis aussi avec le parfum bizarre des glaçons.

 

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10 juillet 2013

Et tout le reste (n')est (que) littérature

- Je suis prête, dit Braise, je suis prête, dépêche-toi, vite, on va rater le début.

- Il n'y a pas de début, dit Dracula, ni début, ni fin, rien à rater.

Et hop, ils s'envolent.

- Bonnes vacances, dit Louise K. dans le vide.

Elle attend son tapis volant pour partir elle aussi.

- Le voilà !

Et hop, envolée.

- Bonnes vacances, je lui lance, et moi aussi j'attrape le rêve qui passe et je pars.

Braise et Dracula sont partis pour La Recherche du Temps Perdu, ils espèrent rencontrer Proust, ils ont choisi l'option manuscrit, avec les paperolles et l'odeur encore prégnante des fumigations de Marcel.

Louise K. part pour Le Maître et Marguerite, une édition ordinaire, ce qui l'intéresse c'est l'histoire, les mots, l'enquête. Est-ce que Ponce Pilate avait cette migraine, est-ce que Le Maître était fou, jusqu'où Marguerite l'aimera-t-elle?

Et moi, pas besoin de réserver, je repars pour Les Mille et une Nuits, Shariar, Shéhérazade et Dinarzade. Je me suis raconté mille et une fois l'histoire, j'y suis allée, j'y suis retournée et pourtant, elle me manque encore.

 

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09 juillet 2013

Vacances

- Ben, dit Troudup, c'est les vacances !

- Mais pas dans l'entrée !

- C'est les vacances partout ! qu'il dit encore, têtu.

- Mais le hamac, pas dans l'entrée !

 Je ne sais pas pourquoi j'insiste... il a raison, c'est le meilleur endroit.

- Ben oui, personne passe par l'entrée, et les petits courants d'air qui coulent par dessous la porte, ce serait donnage de pas en profiter.

Il transpire à nouer les cordes du hamac, en bermuda, pieds nus, le Marcel tendu, il sent l'air rafraîchir sa peau humide, il est content.

Léon le regarde sans rien dire et va lentement se coucher sur le seuil. Il absorbe toute la fraîcheur, ses poils frémissent, il se dit, c'est ça la vie de chien.

- J'm'en fiche, dit Troudup, y a la serrure. Hier, c'était bouché, j'y ai craché un bon coup et hop, roule Raoul, c'est reparti.

- Pourquoi pas partir ? je lui demande.

- Partir pour quoi faire, j'ai l'hamac, j'ai l'courant d'air et pour voir du pays, y a pas mieux que L'Appartement.

 

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08 juillet 2013

Toc toc toc

 


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05 juillet 2013

Le Feu et La Glace

- Il fait beau dit Braise, morose. Elle pense au mariage avorté de Lady Me et Lord KK.

- Ah bon, dit Dracula. Il la sent presque triste aujourd'hui.

- Il y a des jours, dit Braise, où notre situation n'est pas facile.

- C'est vrai de chaque jour, dit Dracula. La nuit, c'est notre moment.

- Pourquoi la nuit ? dit Braise.

En guise de réponse, les dents de Dracula brillent dans son sourire comme comme son désir dans ses yeux.

Elle ferme les volets, tire les rideaux, fait le tour de l'Appartement et puisqu'il est vide, ils iront partout y faire le jour ce que d'habitude ils font (surtout) la nuit.

Quelle bonne idée, pense Dracula, que cet Appartement aux pièces innombrables.

Braise, incandescente, ne pense rien du tout.

 

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03 juillet 2013

Du consentement à l'union

- Tiens donc, dit Troudup, caissifaitlà c't'engin ?

- Mais oui, que fait là ce cafard ? demande Léon. Il n'aime pas les insectes, dans sa vie de chien il n'en a jamais tiré que désagréments.

- Oh! Sur un autre ton s'il te plaît, petit chien ! Ce cafard comme tu dis n'est pas un "cafard", c'est mon fiancé, Franz Kafka alias Lord KK. Nous échangeons nos voeux demain, dit Lady Me, anciennement Zarbi La Mouche, encore plus anciennement baptisée avant sa naissance par Troudup:

- "Ces-saloperies-d'oeufs-de-mouche-sur-la-viande". 

Lady Me très raffinée depuis peu, porte une voilette de viande (Bidoche de chez Dior) qui donne à ses yeux aux multiples regards beaucoup de mystère. On se demande par exemple ce qu'elle peut voir à travers une masse aussi épaisse, et comment elle arriverait à voler avec, si elle essayait. Mais Lady Me est depuis son adoubement une fashion victim, alors on s'en fiche si elle peut marcher ou pas sur ses six Louboutin à talons de 12 cm.

- Quand même, dit Braise, elle m'épate cette petite chose, moi avec deux pieds je tangue...

- Si joliment ma douce, dit Dracula, si joliment...

- Ah, zinzille Lady Me, ça tombe bien, je vous cherchais Dracula. Je voudrais que vous procédiez à la cérémonie.

- Cela me semble bien rapide, très chère Lady Me, vous vous connaissez depuis une heure au plus.

- Don't worry, répond Lady Me qui a appris l'anglais en dix minutes avec une méthode incroyable dont elle ne donnera l'url à personne. Franz et moi nous sommes faits l'un pour l'autre.

Troudup, qui était en train d'imaginer quels voeux pourraient s'échanger entre les promis (ton steak pourri contre ma pêche avariée ?) est frappé par la justesse de la réponse de lady Me,

- C'est vrai ce qu'elle dit la Zinzine, une mouche et un cafard, on n'peut mieux. 

Lady Me trépigne, elle se tord une patte sur deux,

- Ce Troudup, non mais, quel gougnafier (comment ça se dit en anglais, merde!), Franz n'est pas un OK, un Ordinary Kafard, c'est un grand philosophe. Lord KK n'est pas un Kafard Simplex! ( Bon sang mais c'est bien sûr!) Il est Spleen, il est Mélancholia ! 

- Tout de même, insiste Dracula, une heure de fiançailles, c'est court.

- Une heure dix, très cher, corrige Braise, toujours sentimentale quand Dracula est si près d'elle (elle pense si prêt d'elle, elle).

- De toute façon, dit Lady Me, nous sommes des insectes, notre vie est courte et le puissant appel de la Nature riche en décibels.

- Y dit rien La Bête, dit Troudup, solidaire de la partie mâle du couple hétérosexuel, il a pas l'air d'accord.

Lady Me aurait offert à tous une magnifique crise d'hystérie, si elle en avait eu le temps, avant que Léon Chien Jaloux ne règle définitivement la question du consentement à l'union en s'asseyant lourdement sur Lord KK.

- Crouic.  fut le dernier mot du Buster Keaton d'un autre monde. Crouic, sobre et digne, mais ça sentit mauvais quand même.

Cher lecteur, don't worry toi non plus, ce n'était pas Le Franz, ce n'était pas Le Kafka, pas même le fruit d'une Métamorphose, à peine le reflet d'un avatar.

Lady Me, pas bêcheuse conclût la scène par une tournée générale:

Champagne !!!

 

 

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02 juillet 2013

Alias Zarbi

- Oui, OUI ! hurle-t-elle, OUI je veux un destin, Oui je veux exister plus fort, plus loin, je veux un destin, je veux un chemin!

- Tu vois, tu t'excites et tu tousses, tu tousses! dit Léon. Tu n'es qu'une mouche, faut pas l'oublier.

- Et pourquoi, lui répond Zarbi, pourquoi être une mouche m'empêcherait de devenir célèbre ?

- Ben, par exemple, ça vit pas longtemps les mouches.

- Ah ! Ah ! Ah! Elle rit Zarbi, un peu de travers encore et elle retousse. Léon s'en fiche, qu'elle tousse ou pas, une mouche est une mouche.

- Que tu crois, dit Zarbi, les yeux pleins de larmes.

- Te mets pas dans des états, tu vas pas pleurer ?

- Je pleure pas, c'est à cause que j'tousse. N'empêche, la mouche ne vit pas longtemps certes, mais moi, je suis une mouche personnage, rien ne peut me faire mourir jeune.

- Sauf La Taulière, dit Troudup, en général, elle est plutôt mouche-friendly mais elle est sèche des fois. Nan, moi j'dis que l'problème c'est pas d'être une mouche, même les chiures aujourd'hui, on les voit à la télé, même les cons, même les moches...

- Alors c'est quoi le problème ? demande Zarbi impatiente.

- Ben c'est ton nom ma poule, Zarbi ça l'fait pas, toutes les mouches s'appellent Zarbi. 

Il a raison, Zarbi se creuse la tête, y a pas beaucop à creuser là-dedans, c'est pas très encombré non plus, mais elle ne trouve pas, on l'a toujours appelée Zarbi.

- C'est la faute à La Taulière, elle dit, c'est elle qui m'a donné ce nom.

- Tu veux un nom? je lui dis, elle m'énerve cette minuscule, je n'avais pas prévu qu'elle se hisse jusqu'à l'Appartement. 

- Ben oui, sivouplai, un nom pour briller.

- Tu sais, Petite Mouche, la célébrité, c'est pas si facile à vivre. Je dis ça mais je n'en sais rien, j'avais envie d'être la Fée Bleue avec ce crétin de Pinnochio.

- Tant pis, dit Zarbi, courageuse, tant pis, je ferai tout, j'irai partout, je travaillerai dur, je coucherai s'il faut, avec les hommes, avec les femmes, avec les mouches, avec les chiens, avec les pastèques, avec la viande, même avariée, je m'en fous, je réussirai.

- Mais personne en veut de ton fion ! dit Troudup. Mais qu'elle est bête! Mais qu'elle est bête! Qui c'est qui veut coucher avec toi ? Y a quelqu'un qui veut coucher avec cette mouche ? Hein? 

On entend au loin un vrombissement, ou bien est-ce une rumeur ? Troudup tend l'oreille, plus rien.

- J'ai trouvé, dit La Taulière (c'est moi mais dans le brouhaha des allers retours bézillonnant de Zarbi, ce bruit de fond de la rumeur ou bien est-ce un vrombissement, j'ai presque oublié que j'étais moi-même). J'ai trouvé, à partir d'aujourd'hui  tu t'appelleras Lady Me.

- Merci, répond Lady Me, émue et chacun autour d'elle est frappé par sa transformation, c'est toujours cette mouche ambitieuse mais ce nouveau nom l'auréole d'une lumière sacrée. Ou bien, pense Troudup, c'est quelque chose que j'ai mangé.

 

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01 juillet 2013

Amibe ascendant Terrien

Astrid vient d'apprendre la découverte de deux planètes hors du système solaire. Deux planètes avec leur équivalent soleil, leur équivalent air, deux planètes où la vie humaine serait possible.

Elles sont très loin, mais elles existent. 

- Ah dis-donc, pense Léon, le chien de Troudup, ah dis-donc !

- Quoi dis-donc, répond Troudup, c'est tout ce que tu trouves à dire ? des Terres de rechange, c'est pas rien alors c'est quoi, pense-t-il en sourdine, mais Léon entend quand même.

- C'est pas rien mais c'est quoi ? Je préfère dis-donc dis-donc, aboie Léon, vexé.

- Dis-moi Astrid, dit Troudup à l'astrologue officielle de Batbourg, ça veut dire que si un jour y a des bonhommes là-bas, on aura des nouveaux signes astrologiques ? Genre Cafard ascendant Terre ou Amibe ascendant Mercure ?

A ces mots, un petit coeur se met à battre très fort là-haut. Les six pattes ventousées au plafond, Zarbi La Mouche a la prescience de son avenir.

- Si un cafard peut avoir un destin, si une amibe peut coiffer un bonhomme, alors moi ? Moi ? MOI ?

Astrid est sidérée, ces deux planètes ouvrent un horizon inversé, un champ illimité dont elle ne peut même pas embrasser le concept.

- Si tu peux pas l'embrasser, dit Troudup, mets-y les mains.

 

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30 juin 2013

Une oeuvre

- Ouais, ouais, ouais, marmonne Fabienne Berman.

Elle suit la procédure sur l'écran, elle a fait le tour des sites de couture et elle a élu celui-là, Thread & Neadle.

Elle est couturo-analphabète, illettrée en tout ouvrage domestique.

Je ne sais pas faire grand-chose de mes mains, pense-t-elle, prendre, jeter, frapper... Une pensée intérieure vite refoulée a à peine le temps de ne pas émerger, caresser... Heureusement que je n'écris pas avec mes pieds.

Elle a dû choisir entre la méthode française, épingler le patron sur le tissu et l'américaine (oh oui elle préfère les américaines), poser des poids. Mais j'ai pas de poids ! Elle a posé des bouquins sur le patron péniblement découpé de Laurel, Colette Pattern's, version top. 

anaïs tout

- Voilà une oeuvre vraiment utile, se dit Fabienne. Je l'ai lue, relue, et maintenant elle intervient directement dans ma vraie vie, exactement comme Nin a vécu, écrit, réécrit, entre Nin et moi, c'est pas la couture c'est la vie.

anaïs J3

- Bon, alors, je coupe ? lance-t-elle pour les trois experts qui observent le déroulement de l'expérience sur leurs écrans.

Si elle coupe dans le tissu que maintient Anaïs, c'est l'irrémédiable, il faudra vivre avec le dépeçage. Fabienne se dit que c'est Anaïs Nin qui a commencé, découpé sa vie dans ses cahiers. Saura-t-elle saura recoudre les morceaux ?

- Alors, ça vient, dit Paulette Dosltein dans le casque.

- Franchement, j'aurais mieux fait de poser les deux tomes du Deuxième Sexe sur les patrons, c'est plus lourd qu'Anaïs Nin.

- Tiens, dit Dieu, Robert, pas l'Autre, Beauvoir, Beau Voir, est-ce que ça ferait un nom de produit ?

- Je préfère Anaïs, dit Bruno Ragazzi, c'est féminin.

- Justement, dit Dolstein, il faut du plurisexuel, de l'universel. On devrait peut-être se concentrer sur le marché des poids ménager, pour les patrons, pour les balances, pour la musculation, pour l'autodéfense.

- Alors, lance Fabienne Berman, je peux laisser tomber ?

- C'est dommage, pense Dieu (l'Autre).

 

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25 juin 2013

Ich bin die fesche Zigmund

- Ach, dit l'esprit, où suis-je ? Mais d'abord, qui suis-je ?

- Bonjour, Maître, dit Fabienne Berman, éblouie et émue. Astrid n'est pas peu surprise (elle l'est beaucoup, elle l'est très) de voir Fabienne Berman devenue comme une petite fille devant... devant, disons, une grosse glace à la vanille, avec des petits morceaux de meringue et de caramel salé dedans.

Elle jette un mauvais regard, je dois proposer autre chose, pense Astrid,on dirait qu'elle n'aime pas le caramel.

- Mais non, pauvre chose humide, je me fiche bien de vos comparaisons culminaires (comment ne pas garder ce beau lapsus ?) ! Comment ne pas être émue face à l'esprit du Maître ?

La question qui lui vient, prudente, Astrid ne la pose pas (Pourquoi humide ?), elle pose la suivante:

- Mais qui est cet esprit, Fabienne ?

- De quoi cet esprit est-il le nom veux-tu dire, chose sèche !

- Ah ben ça alors, Lacan ? C'est lui ? C'est Lui ! C'est Lacan!

- Mais non, pauvre chose moite, c'est l'esprit de Freud que tu vois là !

Mais je ne vois rien, et pourtant je devrais, je pourrais même être la seule à le voir, cet esprit, car je suis Astrid l'Astrologue, Astrid Tayeurt, femme de médecin.

Astrid reçoit sur RV

 mardi, jeudi, samedi,

de 22 h à 3 heures du matin

et tous les jours sur internet.

Dracula rend hommage à l'esprit nouveau qui vient de pénétrer dans l'Appartement. Il lui offre Troudup, droit venu, si on peut dire, du comptoir du Petit Renard. Troudup en grande forme reconnait instantanément l'esprit et même il le reconnait très bien:

- Ah te voilà ma poule ! Te voilà mon coquin! et se tournant vers la cantonnade, assemblée là par le frisson de l'inconnu, il fait la présentation:

- Salut les Gens, let me introdiousse Zigmund! alias La Grande Freudaine, dit aussi après trois heures du matin: ZigZig La Grande Folle de Vienne ou encore Le Petit 19 de la Berggasse.

Et à la grande joie de tous, l'esprit répond, en allemand,

- Ach Troudup, du bist hier! Ich bin so... Ich bin zehr zehr kontent de te hier et nunc trouver !

Et Troudup d'entonner cette chanson que l'Esprit (à ce stade où tout le monde a compris de Qui il s'agit la majuscule s'impose) reprend avec lui sur un air de l'Ange Bleu:

Ich bin die fesche Zigmund, der Liebling der Saison!
Ich hab' ein Choli Diwan zu Haus' in mein' Salon
Ich bin die fesche Zigmund, mich liebt ein jeder Mann
doch an mein Choli Diwan, da laß ich keinen ruhe!

                     

 

La psychanalyse n'est pas exactement cette science que d'aucuns imaginent ésotérique et frigide, que non, queue non, la psychanalyse, c'est la vraie vie mais c'est l'autre aussi.

 

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